jeudi 28 février 2013

Arnaque: vis ma ville



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La Belle Aux Cheveux D’Or




Par Madame d’Aulnoy


Il était une fois la fille d’un roi qui était si belle qu’il n’y avait rien de si beau au  monde. On la nommait la Belle aux Cheveux d’Or car ses cheveux étaient plus fins que de l’or et blonds par merveille, tout frisés, qui lui tombaient jusque sur les pieds. Elle allait toujours couverte de ses cheveux bouclés, avec une couronne de fleurs sur la tête et des habits brochés de diamants et de perles, si bien qu’on ne pouvait  la voir sans l’aimer.
Il y avait un jeune roi de ses voisins qui n’était point marié, et qui était bien fait et bien riche. Quand il eut appris tout ce qu’on disait de la Belle aux Cheveux d’Or, bien qu’il ne l’eût point encore vue, il se prit à l’aimer si fort, qu’il en perdait le boire et le manger, et il se résolut de lui envoyer un ambassadeur pour la demander en mariage. Il fit faire un carrosse magnifique à son ambassadeur ; il lui donna plus de cent chevaux et cent laquais et lui recommanda bien de lui amener la princesse.
Quand il eut pris congé du roi et qu’il fut parti, toute la cour ne parlait d’autre chose, et le roi, qui ne doutait pas que la Belle aux Cheveux d’Or ne consentît à ce qu’il souhaitait, lui faisait déjà faire de belles robes et des meubles admirables. Pendant que les ouvriers étaient occupés à travailler, l’ambassadeur, arrivé chez la Belle aux Cheveux d’Or, lui fit son petit message.
Mais, soit qu’elle ne fût pas ce jour-là de bonne humeur ou que le compliment ne lui semblât pas à son gré, elle répondit à l’ambassadeur qu’elle remerciait le roi, mais qu’elle n’avait point envie de se marier.
L’ambassadeur partit de la cour de cette princesse, bien triste de ne la pas amener avec lui ; il rapporta tous les présents qu’il avait portés de la part du roi, car elle était fort sage, et savait bien qu’il ne faut pas que les filles reçoivent rien des garçons. Aussi elle ne voulut jamais accepter les beaux diamants et le reste et, pour ne pas mécontenter le roi, elle prit seulement un quarteron d’épingles d’Angleterre.
Quand l’ambassadeur arriva à la grande ville du roi, où il était attendu si impatiemment, chacun s’affligea de ce qu’il n’amenait point la Belle aux Cheveux d’Or. Le roi se mit à pleurer comme un enfant : on le consolait sans en pouvoir venir à bout.
Il y avait un jeune garçon à la cour qui était beau comme le soleil et le mieux fait de tout le royaume, à cause de sa bonne grâce et de son esprit, on le nommait Avenant. Tout le monde l’aimait, hors les envieux, qui étaient fâchés que le roi lui fit du bien et qu’il lui confiât tous les jours ses affaires.
Avenant se trouva avec des personnes qui parlaient du retour de l’ambassadeur, et qui disaient qu’il n’avait rien fait qui vaille. Il leur dit, sans y prendre garde : « Si le roi m’avait envoyé vers la belle aux Cheveux d’Or, je suis certain qu’elle serait venue avec moi. »
Tout aussitôt ces méchantes gens vont dire au roi : « Sire, vous ne savez pas ce que dit Avenant ? Que, si vous l’aviez envoyé chez la Belle aux Cheveux d’Or, il l’aurait ramenée. Considérez biens sa malice, il prétend être plus beau que vous, et qu’elle l’aurait tant aimé, qu’elle l’aurait suivi partout. »
Voilà le roi qui se met en colère, en colère tant et tan, qu’il était hors de lui. « Ha ! ha ! dit-il ce joli mignon se moque de mon malheur, et il se prise plus que moi. Allons, qu’il le mette dans ma grosse tour et qu’il y meurt de faim. »
Les gardes du roi furent chez Avenant qui ne pensait plus à ce qu’il avait dit. Ils le trainèrent en prison et lui firent mille maux. Ce pauvre garçon n’avait qu’un peu de paille pour se coucher et il serait mort sans une petite fontaine qui coulait dans le pied de la tour, dont il buvait un peu pour se rafraichir, car la faim lui avait bien séché la bouche
Un jour qu’il n’en pouvait plus, il disait en soupirant : « De quoi se plaint le roi ? Il n’a point de sujet qui lui soit plus fidèle que moi, je ne l’ai jamais offensé. » Le roi, par hasard, passait près de la tour, quand il entendit la voix de celui qu’il avait tant aimé, il s’arrêta pour l’écouter, malgré ceux qui étaient avec lui, qui haïssaient Avenant et qui disaient au roi : « A quoi vous amusez-vous Sire ! Ne savez-vous pas que c’est un fripon ? » Le roi, répondit : « Laissez-moi là, je veux l’écouter. » Ayant ouï ses plaintes, les larmes lui vinrent aux yeux. Il ouvrit la porte de la tour et l’appela.
Avenant vint tout triste se mettre à genoux devant lui et baisa ses pieds : « Que vous ai-je fait, sire, lui dit-il, pour me traiter si durement ?
-Tu t’es moqué de moi et de mon ambassadeur. Tu as dit que, si je t’avais envoyé chez la Belle aux Cheveux d’Or, tu l’aurais bien amenée.
-Il est vrai sire, répondit Avenant, que je lui aurais si bien fait connaitre vos grandes qualités, que je suis persuadé qu’elle n’aurait pu s’en défendre et en cela, je n’ai rien dit qui ne vous dût être agréable. »
Le roi trouva qu’effectivement il n’avait point tort, il regarda de travers ceux qui lui avaient dit du mal de son favori et il l’emmena avec lui, se repentant bien de la peine qu’il lui avait faite.
Après l’avoir fait souper à merveille, il l’appela dans son cabinet et lui dit : « Avenant, j’aime toujours la Belle aux Cheveux d’Or, ses refus ne m’ont point rebuté, mais je ne sais comment m’y prendre pour qu’elle veuille m’épouser, j’ai envie de t’y envoyer pour voir si tu pourras réussir. »
Avenant répliqua qu’il était disposé à lui obéir en toutes choses et qu’il partirait dès le lendemain.
« Oh ! dit le roi, je veux te donner un grand équipage.
-Cela n’est point nécessaire, répondit-il, il ne me faut qu’un bon cheval, avec des lettres de votre part. »
Le roi l’embrassa, car il était ravi de le voir sitôt prêt.
Ce fut le lundi matin qu’il prit congé du roi et de ses amis, pour aller à son ambassade tout seul sans pompe et sans bruit. Il ne faisait que rêver aux moyens d’engager la Belle aux Cheveux d’Or à épouser le roi. Il avait une écritoire dans sa poche, et, quand il lui venait quelque belle pensée à mettre dans sa harangue, il descendait de cheval et s’asseyait sous des arbres pour écrire, afin de ne rien oublier. Un matin, qu’il était parti à la petite pointe du jour, en passant dans une grande prairie, il lui vint une pensée fort jolie, il mit pied à terre et se plaça contre des saules et des peupliers qui étaient plantés le long d’une petite rivière qui coulait au bord du pré. Après qu’il eut écrit, il regarda de tous côtés, charmé de se trouver en un si bel endroit.
Il aperçut sur l’herbe une grosse carpe dorée qui bâillait et qui n’en pouvait plus, car, ayant voulu attraper de petits moucherons, elle avait sauté si hors de l’eau, qu’elle s’était élancée sur l’herbe où elle était près de mourir. Avenant en eut pitié et, quoiqu’il fut jour maigre et qu’il eût pu l’emporter pour son diner, il fut la prendre et la remit doucement dans la rivière. Dès que ma commère la carpe sent la fraîcheur de l’eau, elle commence à se réjouir et se laisse couler jusqu’au fond, puis, revenant toute gaillarde au bord de la rivière : « Avenant, dit-elle, je vous remercie du plaisir que vous venez de me faire ; sans vous, je serais morte et vous m’avez sauvée. Je vous le revaudrai. » Après ce petit compliment, elle s’enfonça dans l’eau et Avenant demeura bien surpris de l’esprit et de la grande civilité de la carpe.
Un autre jour qu’il continuait son voyage, il vit un corbeau bien embarrassé : ce pauvre oiseau était poursuivi par un gros aigle (grand mangeur de corbeau) : il était près de l’attraper et il l’aurait avalé comme une lentille, si Avenant n’eût éprouvé de la compassion pour cet oiseau. « Voilà, dit-il, comme les plus forts oppriment les plus faibles : quelle raison à l’aigle de manger le corbeau ? » Il prend son arc qu’il portait toujours, et une flèche, puis, visant bien l’aigle, croc ! Il lui décoche la flèche dans le corps et le perce de part en part. L’aigle tombe mort, et le corbeau, ravi, vient se percher sur un arbre. « Avenant, lui dit-il, vous êtes bien généreux de m’avoir secouru, moi qui ne suis qu’un misérable corbeau, mais je ne demeurerai point ingrat, je vous le revaudrai. »

Avenant admira le bon esprit du corbeau et continua son chemin. En entrant dans un grand bois, si main qu’il ne voyait qu'à peine son chemin, il entendit un hibou qi criait en hibou désespéré. « Ouais !dit-il, voilà un hibou bien affligé ; il pourrait s’être laissé prendre dans quelque filet. » Il chercha de tous côtés et enfin il trouva de grands filets que des oiseleurs avaient tendus la nuit pour attraper des oisillons. « Quelle pitié ! dit-il ; les hommes ne sont faits que pour s’entre-tourmenter ou pour persécuter de pauvres animaux qui ne leur font ni tort ni dommage. »
Il tira son couteau et coupa les cordelettes. Le hibou prit l’essor, mais, revenant à tire-d’aile : « Avenant, dit-il, il n’est pas nécessaire que je vous fasse une longue harangue pour vous faire comprendre l’obligation que je vous ai ; elle parle assez d’elle-même : les chasseurs allaient venir, j’étais pris, j’étais mort sans votre secours. J’ai le cœur reconnaissant, je vous le revaudrai. »
Voilà les trois plus considérables aventures qui arrivèrent à Avenant dans son voyage. Il était si pressé d’arriver, qu'il ne tarda pas à se rendre au palais de la Belle aux Cheveux d’Or. Tout y était admirable ; l’on y voyait les diamants entassés comme des pierres ; les beaux habits, le bonbon, l’argent ; c’étaient des choses merveilleuses et il pensait en lui-même que, si elle quittait tout cela pour venir chez le roi son maître,  il faudrait qu'il ait bien de la chance. Il prit un habit de brocart, des plumes incarnates et blanches, il se peigna, se poudra, se lava le visage, mit une riche écharpe toute brodée à son cou, avec un petit panier, et dedans un beau petit chien qu'il avait acheté en passant à Bologne. Avenant était si bien fait, si aimable, il faisait toute chose avec tant de grâce, que, lorsqu’il se présenta à la porte du palais, tous les gardes lui firent une grande révérence, et l’on courut dire à la Belle aux Cheveux d’Or qu’Avenant, ambassadeur du roi son plus proche voisin, demandait à la voir. Sur ce nom d’Avenant, la princesse dit : « je gagerais qu'il est joli et qu'il plaît à tout le monde.
-Vraiment oui, madame, lui dirent toutes ses filles d’honneur : nous l’avons vu du grenier où nous accommodions votre filasse et tant qu’il est demeuré sous les fenêtres nous n’avons pu rien faire.
-Voilà qui est beau, répliqua la Belle aux Cheveux d’Or, de vous amuser à regarder les garçons ! Ça, que l’on me donne ma grande robe de satin bleu brodée et que l’on éparpille bien mes blonds cheveux ; que l’on me fasse des guirlandes de fleurs nouvelles, que l’on me donne mes souliers hauts et mon éventail ; que l’on balai ma chambre et mon trône, car je  veux qu’il dise partout que je suis vraiment la Belle aux Cheveux d’Or. »
Voilà toutes ses femmes qui s’empressaient de la parer comme une reine. Elles montraient tant de hâte qu’elles s’entre-cognaient et n’avançaient guère. Enfin la princesse passa dans sa galerie aux grands miroirs, pour voir si rien ne lui manquait. Puis elle monta sur son trône d’or, d’ivoire et d’ébène, qui sentait comme un baume, et elle commanda à ses filles de prendre des instruments et de chanter tout doucement pour n’étourdir personne.
On conduisit Avenant dans la salle d’audience. Il demeurait transporté d’admiration, qu’il a dit depuis bien des fois, qu’il ne pouvait presque parler.  Néanmoins il reprit courage et fit sa harangue à merveille : il pria la princesse qu’il n’eût pas le déplaisir de s’en retourner sans elle.
« Gentil Avenant, lui dit-elle, toutes les raisons que vous venez de me conter sont fort bonnes et je vous assure que je serais bien aise de vous favoriser plus qu’un autre. Mais il faut que vous sachiez qu’il y a un mois je fus me promener sur la rivière avec toutes mes dames : et comme l’on me servit ma collation, en ôtant mon gant, je tirai de mon doigt une bague qui tomba par malheur dans la rivière. Je la chérissais plus que mon royaume. Je vous laisse à juger de quelle affliction cette perte fut suivie. J’ai fait serment de m’écouter jamais aucune proposition de mariage, que l’ambassadeur qui me proposera un époux ne me rapporte ma bague. Voyez à présent ce que vous avez à faire là-dessus car quand vous me parleriez quinze jours et quinze nuits, vous ne me persuaderiez pas de changer de sentiment. »
venant demeura bien étonné de cette réponse. Il lui fit une profonde révérence et la pria de recevoir le petit chien, le panier et l’écharpe, mais elle lui répliqua qu’elle ne voulait point de présents et qu’il songeât à ce qu’elle venait de lui dire.
Quand il fut retourné  chez lui, il se coucha sans souper. Son petit chien, qui s’appelait Cabriole, ne voulut pas souper non plus : il vint se mettre auprès de lui. De toute la nuit, Avenant ne cessa point de soupirer. « Où puis-je prendre une bague tombée depuis un mois dans une grande rivière ? disait-il : c’est folie d’essayer. La princesse ne m’a dit cela que pour me mettre dans l’impossibilité de lui obéir. »
Il soupirait et s’affligeait très fort. Cabriole, qui l’écoutait, lui dit : »Mon cher maître, je vous prie, ne désespérez point de votre bonne fortune : vous êtes trop aimable  pour n’être pas heureux. Allons, dès qu’il fera jour, au bord de la rivière. »
Avenant lui donna deux petits coups de la main et ne répondit rien, mais, tout accablé de tristesse, il s’endormit.
Cabriole, voyant le jour, cabriola tant qu’il l’éveilla et lui dit : « Mon maître, habillez-vous et sortons. » Avenant le voulut bien. Il se lève, s’habille et descend dans le jardin et du jardin, il va insensiblement au bord de la rivière où il se primait son chapeau sur les yeux et ses bras croisés l’un sur l’autre, ne pensant qu’à son départ, quand tout d’un coup il entendit qu’on l’appelait :
« Avenant ! Avenant ! » Il regarde de tous côtés et ne voit personne ; il crut rêver. Il continue sa promenade, on le rappelle : « Avenant ! Avenant !
-Qui m’appelle ? » dit-il
Cabriole, qui était fort petit et qui regardait de près l’eau, lui répliqua : »Ne me croyez jamais, si ce n’est une carpe dorée que j’aperçois. »
Aussitôt la grosse carpe parait, et lui dit : « Vous m’avez sauvé la vie dans le pré des Aliziers, où je serais restée sans vous. Je vous ai promis de vous le revaloir. Tenez, chez Avenant, voici la bague de la Belle aux Cheveux d’Or. »
Il se baissa et la prit dans la gueule de ma commère la carpe, qu’il remercia mille fois.
Au lieu de retourner chez lui, il fut droit au palais avec le petit Cabriole, qui était bien aise d’avoir fait venir son maître au bord de l’eau. On alla dire à la princesse qu’il demandait à la voir. « Hélas ! dit-elle, le pauvre garçon vient prendre congé de moi, il a considéré que ce que je veux est impossible, et il va le dire à son maître. »
On fit entrer Avenant, qui lui présenta sa bague et lui dit : « Madame la princesse, voilà votre commandement fait ; vous plait-il recevoir le roi mon maître pour époux ? »
Quand elle vit sa bague où il ne manquait rien, elle resta si étonnée, qu’elle croyait rêver. « Vraiment, dit-elle, gracieux Avenant, il faut que vous soyez favorisé par quelque fée, car naturellement cela n’est pas possible.
-Madame, dit-il, je n’en connais aucune, mais j’avais bien envie de vous obéir.
-Puisque vous avez si bonne volonté, continua-t-elle, il faut que vous me rendiez un autre service, sans lequel, je ne me marierai jamais. Il y a un prince, qui n’est pas éloigné d’ici, appelé Galifron, lequel s’était mis dans l’esprit de m’épouser. Il me fit déclarer son dessein avec des menaces épouvantables, que si je le refusais, il désolerait mon royaume. Mais jugez si je pouvais l’accepter : c’est un géant qui est plus haut qu’une haute tour ; il mange un homme comme un singe mange un marron. Quand il va à la campagne, il porte dans ses poches de petits canons, dont il se sert de pistolets, et, lorsqu’il parle bien haut, ceux qui sont près de lui deviennent sourds. Je lui fis répondre que je ne voulais point me marier, et qu’il m’excusât. Depuis, il n’a cessé de me persécuter ; il tue tous mes sujets et, avant toute chose, il faut vous battre contre lui et m’apporter sa tête. »
Avenant demeura un peu étourdi de cette proposition. Il rêva quelques temps, puis il dit : « Eh bien, madame, je combattrai Galifron. Je crois que je serai vaincu, mais je mourrai en homme brave. »
La princesse resta bien étonnée : elle lui dit mille choses pour l’empêcher de faire cette entreprise. Cela ne servit à rien ; il se retira pour aller chercher des armes et tout ce qu’il lui fallait. Quand il eut ce qu’il voulait, il remit le petit Cabriole dans son panier, monta sur son beau cheval, et fut dans le pays de Galifron. Il demandait de ses nouvelles à ceux qu’il rencontrait, et chacun lui disait que c’était un vrai démon dont on n’osait s’approcher : plus il entendait dire cela, plus il avait peur. Cabriole le rassurait, en lui disant : « Mon cher maître, pendant que vous vous battrez, j’irai lui mordre les jambes, il baissera la tête pour me chasser, et vous le tuerez. » Avenant admirait l’esprit du petit chien, mais si savait assez que son secours ne suffirait pas.
Enfin, il arriva près du château de Galifon. Tous les chemins étaient couverts d’os et de carcasses d’hommes qu’il avait mangés ou mis en pièces. Il ne l’attendit pas longtemps, qu’il le vit venir à travers  un bois. Sa tête dépassait les plus grands arbres, et il chantait d’une voix épouvantable :
                        Où sont les petits enfants
                        Que je les croque à belles dents ?
                        Il m’en faut tant, tant et tant,
                        Que le monde n’est suffisant

Aussitôt, Avenant se mit à chanter sur le même air :
                        Approche : voici Avenant
                        Qui t’arrachera les dents
Bien qu’il ne soit pas des plus grands
            Pour te battre il est suffisant.

Les rimes n’étaient pas bien régulières, mais il fit la chanson fort vite et c’est même un miracle qu’il ne la fit pas plus mal, car il avait horriblement peur. Quand Galifron entendit ces paroles, il regarda de tous côtés et aperçut Avenant l’épée à la main, qui lui dit deux ou trois injures pour l’irriter. Il n’en fallut pas tant : il se mit dans une colère effroyable, et prenant une massue toute de fer, il aurait assommé du premier coup le gentil Avenant, sans un corbeau qui vint se mettre sur le haut de sa tête, et avec son bec lui donna si juste dans les yeux, qu’il les creva. Son sang coulait sur son visage. Il était comme un désespéré, frappant de tous côté. Avenant l’évitait et lui portait de grands coups d’épée qu’il enfonçait jusqu’à la garde, et qui lui faisaient mille blessures, par où il perdit tant de sang qu’il tomba. Aussitôt Avenant lui coupa la tête, bien ravi d'avoir été si heureux ; et le corbeau, qui s’était perché sur un arbre lui dit : « Je n’ai pas oublié le service que vous me rendîtes en tuant l’aigle qui me
poursuivait. Je vous promis de m’en acquitter, je crois l’avoir fait aujourd’hui.
-C’est moi qui vous dois tout, monsieur du Corbeau, répliqua Avenant, je demeure votre serviteur. »
Il monta aussitôt à cheval, chargé de l’épouvantable tête de Galifron.
Quand il arriva dans la ville, tout le monde le suivait et criait : «Voici le brave Avenant qui vient de tuer le monstre », de sorte que la princesse, qui entendit bien du bruit et qui tremblait qu’on ne lui vint apprendre la mort d’Avenant, n’osait demander ce qui lui était arrivé.  Mais elle le vit entrer. Avenant  avec la tête du géant, qui ne laissa pas de lui faire encore peur, bien qu’il n’y eût plus rien à craindre.
« Madame, lui dit-il, votre ennemi est mort, j’espère que vous ne refuserez plus le roi mon maître ?
-Ah !si fait, dit la Belle aux  Cheveux d’Or, je le refuserai si vous ne trouvez moyen, avant mon départ, de m’apporter de l’eau de la grotte ténébreuse. Il y a proche d’ici une grotte profonde qui a bien six lieues de tour. On trouve à l’entrée deux dragons qui empêchent qu’on y entre. Ils ont du feu dans la gueule et dans les yeux. Puis, lorsqu’on est dans la grotte, on trouve un grand trou dans lequel il faut descendre, il est plein de crapauds, de couleuvres, de serpents. Au fond du trou, il y a une petite cave où coule la fontaine de beauté et de santé : c’est de cette eau que je veux absolument. Tout ce qu’on en lave devient merveilleux ; si l’on est belle, on demeure toujours belles ; si l’on est laide, on devient belle ; si l’on est jeune, on reste jeune ; si l’on est vieille, on devient jeune. Vous jugez bien, Avenant, que je ne quitterai pas mon royaume sans en emporter.
-Madame, lui dit-il, vous êtes si belle  que cette eau vous est bien inutile, mais je suis un malheureux ambassadeur dont vous voulez la mort : je vais aller chercher ce que vous désirez, avec la certitude de n’en pouvoir revenir. »
La Belle aux Cheveux d’Or ne changea point de dessein et Avenant partit avec le petit chien Cabriole pour aller à la grotte ténébreuse chercher de l’eau de beauté. Tous ceux qu’il rencontrait sur le chemin disaient : « C’est une pitié de voir un garçon si aimable aller se perdre de gaieté de cœur ; il va seul à la grotte, et quand irait-il accompagné de cent braves, il n’en pourrait venir à bout. Pourquoi la princesse ne veut-elle que des choses impossibles ? »
Il continuait de marcher et ne disait pas un mot mais il était bien triste.
Il arriva vers le haut de la montagne où il s’assit pour se reposer un peu et il laissa paître son cheval et courir Cabriole après des mouches. Il savait que la grotte ténébreuse n’était pas loin de là, il regardait s’il ne la verrait point. Enfin il aperçut un vilain rocher noir comme de l’encre, d’où sortait une grosse fume et, au bout d’un moment, un des dragons qui jetait du feu par les yeux et par la gueule. Il avait le corps jaune et vert, des griffes et une longue queue qui faisait plus de cent tours. Cabriole vit tout cela, il ne savait où se cacher, tant il avait peur.
Avenant, tout résolu de mourir, tira son épée, descendit avec une fiole que la Belle aux Cheveux d’Or lui avait donnée pour la remplir de l’eau de beauté. Il dit à son petit chien Cabriole : »c’en est fait de moi ! Je ne pourrai jamais avoir de cette eau qui est gardée par des dragons. Quand je serai mort, remplis la fiole de mon sang et porte-la à la princesse, pour qu’elle voie ce qu’elle me coûte et puis, va trouver le roi mon maître et conte-lui mon malheur. »
Comme il parlait ainsi, il entendit qu’on l’appelait : »Avenant ! Avenant ! »
Il dit : « Qui m’appelle ? » et il vit un hibou dans le trou d’un vieil arbre, qui lui dit : »Vous m’avez retiré du filet des chasseurs où j’étais pris, et vous me sauvâtes la vie, je vous promis que je vous le revaudrais : en voici le temps. Donnez –moi votre file, je sais tous les chemins de la grotte ténébreuse ; je vais vous chercher de l’eau de beauté. »
Dame ! Qui fut bien aise ? Je vous le laisse à penser. Avenant lui donna vite la fiole et le hibou entra sans nul empêchement dans la grotte. En moins d’un quart d’heure, il revint apporter la bouteille bien bouchée. Avenant fut ravi. Il le remercia de tout son cœur et, remontant la montagne, il prit le chemin de la ville bien joyeux.
Il alla droit au palais, il présenta la fiole à la belle aux Cheveux d’Or, qui n’eut plus rien à dire ; elle remercia Avenant, et donna ordre à tout ce qu’il fallait pour partir, puis elle se mit en voyage avec lui. Elle le trouvait bien aimable et lui disait quelquefois : « Si vous aviez voulu, je vous aurais fait roi, nous ne serions point partis de mon royaume. » Mais il répondit : « Je ne voudrais pas faire un si grand déplaisir à mon maitre pour tous les royaumes de la terre, quoique je vous trouve plus belle que le soleil.. 

Enfin, ils arrivèrent à la grande ville du roi qui, sachant que la Belle aux Cheveux d’Or venait, alla au-devant d’elle et lui fit les plus beaux présents du monde. Il l’épousa avec tant de réjouissances que  l’on ne parlait d’autre chose. Mais la Belle aux Cheveux d’Or, qui aimait Avenant dans le fond de son cœur, n’était heureuse que quand elle le voyait, et le louait toujours. « Je ne serais point venue sans Avenant, dit-elle au roi. Il a fallu qu’il ait fait des choses impossibles pour mon service : vous lui devez être obligé. Il m’a donné de l’eau de beauté : je ne vieillirai jamais, je serai toujours belle.. »
Les envieux qui écoutaient la reine dirent au roi : »Vous n’êtes point jaloux, et vous  avez sujet de l’être. La reine aime si fort Avenant qu’elle en perd le voir et le manger. Elle ne fait que parler de lui et des obligations que vous lui avez, comme si tel autre que vous auriez envoyé n’en eût pas fait autant.
Le  roi dit : « Vraiment, je m’en aperçois, qu’on aille le mettre dans la tour avec les fers aux pieds et aux mains. »
On prit Avenant, et, pour sa récompense d’avoir si bien servi le roi, on l’enferma dans la tour avec les fers aux pieds et aux mains. Il ne voyait personne que le geôlier qui lui jetait un morceau de pain noir par un trou et de l’eau dans une écuelle de terre. Pourtant, son petit chien Cabriole ne le quittait point : il le consolait et venait lui dire toutes les nouvelles.
Quand la Belle aux Cheveux d’Or sut la disgrâce, elle se jeta aux pieds du roi et, tout en pleurs, elle le pria de faire sortir Avenant de prison. Mais plus elle le priait, plus il se fâchait, songeant : « C’est qu’elle l’aime » et il ne voulut rien faire. Elle n’en parla plus, elle était bien triste.
Le roi s’avisa qu’elle ne le trouvait peut-être pas assez beau ; il eut envie de se frotter le visage avec de l’eau de beauté, afin que la reine l’aimât plus qu’elle ne faisait. Cette eau était dans une fiole sur le bord de la cheminée de la chambre de la reine, elle l’avait mise là pour la regarder plus souvent. Mais une de ses femmes de chambre, voulant tuer une araignée avec un balai, jeta par malheur la fiole par terre, qui se cassa, et toute l’eau fut perdue. Elle balaya vivement et, ne sachant que faire, elle se souvint qu’elle avait vu dans le cabinet du roi une fiole toute semblable, pleine d’eau claire comme était l’eau de beauté. Elle la prit adroitement sans rien dire, et la porta sur la cheminée de la reine.
L’eau qui était dans le cabinet du roi servait à faire mourir les princes et les grands seigneurs quand ils étaient criminel : au lieu de leur couper la tête ou de les pendre, on leur frottait le visage de cette eau : ils s’endormaient et ne se réveillaient plus.  Un soir donc, le roi prit la file et se frotta bien le visage, puis il s’endormit et mourut. Le petit chien Cabriole l’apprit parmi les premiers et ne manqua pas de l’aller dire à Avenant, qui lui dit d’aller trouver la Belle aux Cheveux d’Or et de la faire souvenir du pauvre prisonnier.
Cabriole se glissa doucement dans la presse, car il y avait grand bruit à la cour pour la mort du roi. Il dit à la reine : « Madame, n’oubliez pas le pauvre Avenant. » Elle se souvint aussitôt des peines qu’il avait souffertes à cause d’elle et de sa grande fidélité. Elle sortit sans parler à personne et fut droit à la tour  où elle ôta elle-même les fers des pieds et des mains d’Avenant. Et, lui mettant une couronne d’or sur la tête et le manteau royal sur les épaules elle lui dit : « Venez, aimable Avenant, je vous fais roi et vous prends pour mon époux. »
Il se jeta à ses pieds et la remercia. Chacun fut ravi de l’avoir pour maître  Il se fit la plus belle noce du monde et la Belle aux cheveux d’Or vécut longtemps avec le bel Avenant, tous deux heureux et satisfaits.

Mars en Savoie



Le calendrier des travaux en Savoie
Les travaux du jardin: fumez ! Bêchez en émiettant la terre. Semer les pois, les carottes, les radis, les fèves, les oignons, la chicorée amère, les laitues, les artichauts, les poireaux et les choux. Vous pourrez planter les premières pommes de terre à la fin du mois. C’est aussi la meilleure période pour les asperges.
Taillez les groseilliers, les framboisiers, les cassis et les rosiers. A la fin du mois mettez en terre les glaïeuls et les bégonias. Semer en place les annuelles, plantez ou dédoublez les vivaces.
C’est la meilleure époque pour tailler et planter les conifères d’ornement.
Les travaux aux champs : Labours et semailles de l’avoine et du blé de mars. Rouler le blé.
Les travaux au verger : il faut tailler les arbres, les traiter avant la floraison. Vous devez commencer le greffage, enlever les ceinture de glu posées sur les troncs. Mettez en terre les pépins et les noyaux mis en stratification.
Les travaux à la vigne : c’est le grand mois de la taille là aussi
Les travaux au rucher : vous devez nettoyer les plateaux des ruches par journées chaudes ; contrôlez si la réserve est suffisante et continuez le nourrissement.
Les travaux à la maison : il est temps de tondre les brebis.
Les travaux à la cave : mars est le meilleur mois pour la mise en bouteilles. Choisissez pour cette opération un moment où le vin se présente clair et brillant, attendez que  le temps soit calme et beau, avec un vent du nord. Avant l’emploi, les bouchons –qui doivent être de très bonne qualité – doivent être arrosés d’eau bouillante, égouttés puis plongés dans une bonne eau-de-vie.
Champignons en Savoie : ce sont les premiers hygrophores de mars (forêt de montagne), les premières morilles mais aussi les gyromitres qui sont mortelles crues ou mal cuites.
Les plantes médicinales : occupez-vous de recueillir les fleurs de tussilages et de primevères.
Vie naturelle en Savoie : c’est le retour de la grive et du pigeon ramier. C’est aussi le passage de la bécasse et le départ des canards sauvages et des mouettes. Au début du mois vous entendrez les premiers chants du merle et de l’alouette. Les chauve-souris se réveillent ainsi que les hérissons. C’est la frai de l’Ombre de mars à Avril, et de la perche de mi-mars à avril.

Le Top Des Nettoyeurs Vapeur


Le printemps arrive, et comme chaque année nous faisons un grand nettoyage, le nettoyeur vapeur vous sera très utile pour les  tapis, les murs, le balcon, terrasse ou meubles de jardin et aussi la voiture, voici quelques appareils à tous les prix selon l'usage.

Polti Vaporetto Eco Pro 3000 - Nettoyeur à vapeur
La force de la vapeur dégraisse et nettoie naturellement, sans aucun effort, bien sûr. Vaporetto polti est le meilleur allié à la maison. Grâce à vaporetto, plus besoin de détergents chimiques pour éliminer la saleté, les acariens de la poussière et les allergies : il est maintenant possible de nettoyer sans polluer, à la seule force de la vapeur




Nettoyeur Vapeur de Astoria
Nettoyeur vapeur Astoria est un nettoyeur vapeur de la marque Astoria. Il dispose de nombreux accessoires.



Siméo Balai Vapeur -
Le balai vapeur ultra est le meilleur moyen pour nettoyer et assainir rapidement et efficacement...


Robby - diamant 3 - Nettoyeur vapeur
Robby...la technologie professionnelle au service du particulier. - Ce nettoyeur vapeur au design novateur résoudra tous vos problèmes de nettoyage. - Ergonomique et maniable, vous pourrez grâce à lui, nettoyer tous vos sols. Sa chaudière d'une capacité d'1,8 litres et son autonomie d'1 h 30 vous offrent tout le temps nécessaire à votre nettoyage.



Nettoyeur haute pression KARCHER K3500
Le K3500 est idéal pour une utilisation régulière: nettoyage des vélos balcons, voitures ou meubles de jardin.
Facile et souple à utiliser grâce à ses grandes roues de 16 cm et sa nouvelle poignée pour un meilleur maintien.



Le Top des Abris De Jardin


 Pour ranger vos outils ou bien les chaises de votre jardin, savoir ou sont vos affaires  voici des abris de jardin  qui vous faciliteront la vie et parfois des abris de jardin assez déco.

Abris de Jardin pas cher
Un abri de jardin qui résiste a beaucoup de chose, même les rats ne peuvent ronger ces abris de jardin.
Vous n’aurez pas besoin de poncer cet abri de jardin chaque année


Abris de jardin Auchan
Un des meilleurs rapports qualité prix pour cette taille d'abri de jardin
Montage facile, assemblage précis et hermétique


Abris  de Jardin de chez Habitat et jardin
Ce site spécialisé dans les articles de jardin vous trouverez un abri de jardin à votre gout et aussi dans vos moyens

Abris de Jardin de chez  Ambiance jardin
 Cet Abri de jardin est en acier galvanisé Robuste Couleur: vert olive Portes coulissantes, ouverture intérieure


Abris de Jardin  de chez  plantes et jardins
Votre abri de jardin  est conçu sur le principe d'emboitement des madriers en bois, façon chalet, ce qui lui donne un aspect particulièrement chaleureux. Un petit plus pour cet abri de jardin


Abris jardin déco
Pour stocker tous vos outils ou accessoires de jardin, optez pour ce splendide abri de jardin en bois.
Entièrement en bois de madrier, cet abri en bois s'intègrera harmonieusement dans votre jardin.


Abris de Jardin Gardena House
Très bel abri de jardin en bois naturel. A utiliser comme remise de jardin pour entreposer vos outillages Vous pouvez aussi dans cet abri de jardin mettre vos vélos ou autres chose


Abris de jardin brico jardin

Abri de jardin en acier laqué galvanisé. Coloris imitation bois et marron. Surface utile 5 m2, ce qui est déjà bien, un abri de jardin est très utile pour prendre soin de son outillage


Abris de Jardin vous sert
Abri de jardin en acier laqué galvanisé. Coloris imitation bois et marron  ce qui s’harmonise dans votre jardin, la couleur imitation bois est parfaite pour la nature

Meilleurs Accessoires de Vélo



Le casque, le pneu, le porte-bagage, le siège enfant, la selle,  oui si vous roulez beaucoup en vélo, le porte vélo pour vous rendre dans un coin sympa

Pneu vélo

Les clients fidèles et satisfaits des services et garanties offertes par Rue du Vélo : le choix et une sélection de produits de qualité, des prix attractifs, les conseils de techniciens spécialisés et compétents, une livraison rapide et un service après-vente efficace.
Vous aussi, faites le choix de Rue du Vélo pour vos achats d'accessoires vélo sur Internet, c'est la garantie d'un achat réussi !

Pneu hutchinsontires

Sur ce site vous pouvez découvrir le concept des pneus Hutchinson, mais si vous avez besoin d’un conseil technique vous pourrez aussi le trouver

Porte vélo strada

Vous avez plusieurs vélos à transporter, ce n’est plus un problème avec le porte vélo strada, car il est muni d’un rail supplémentaire et vous pouvez en toute sécurité mettre un vélo de plus, idéal pour une journée a la campagne

Porte-vélo Mottez

Les Portes vélo Mottez  sont vendus directement du fabriquant au consommateur, tout est fait sur place, un porte vélo français du début jusqu’au consommateur

Le casque

La casque pour vélo est une grande protection aussi bien pour les petits en cas de chute que pour les grands en ville avec les voitures qui ne les voient pas toujours, la tête est fragile et un accident est vite arrivé, le casque pour vélo est une vraie arme contre les chocs de la tête

Casque fashion

Casques de vélo fashion, et oui aussi la mode et tendance avec les casques  Enfin du casque pour vélo  différent et en plus il est beau !...vous trouverez ces casques sur

Selle de vélo

Une selle très ergonomique qui convient très bien aux VTT et autres vélo et qui apporte une amélioration indiscutable en matière de confort qui rend le vélo accessible à tous et pour pas cher

Faire garder son enfant:Une Mamie Au Pair ?



Une Mamie? Et pourquoi pas ?  Le concept vient d'Allemagne et il est en train de s'installer en France. Même principe que la classique jeune fille au pair : une mamie française ou étrangère vient s'installer chez vous pour s'occuper des enfants et en contre-partie, elle est logée et nourrie. Elle peut aussi faire la cuisine et des petits travaux ménagers. Elle peut également venir garder un bébé certains jours, ou simplement aller chercher les enfants à l'école.
 Tout dépend du contrat qui sera passé entre la famille qui accueille et la Mamie recrutée : les possibilités sont très nombreuses.
 Pour les parents, le fait qu'une personne d'un certain âge, en principe sérieuse, gère les enfants est une sécurité. Il y a moins de risques que les petits reniflent des vapeurs de shit et il y a beaucoup plus de chances qu'ils reçoivent en même temps une bonne éducation, qu'ils ne traînent pas trop devant la télé, ne se gavent pas de saletés, etc. Il peuvent aussi, si la mamie vient d'un autre pays, apprendre une nouvelle langue.
 Pour les mamies, veuves ou divorcées en bonne santé, c'est une excellente façon de ne pas perdre pied dans la solitude, de voir éventuellement du pays. Et c'est plus gratifiant, plus tonique surtout, que de passer ses après-midis au bridge ou au scrabble dans le club troisième âge de son quartier en compagnie d'éclopés de la hanche ou du genou !
 Si l'expérience vous tente, vous trouverez des informations, des annonces, le mode d'emploi sur Maison sitting, Mamie au pair et Au pair Mamie.
 Les papis ne sont pas exclus mais ils doivent avoir une certaine expérience !
 Paule
 Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne le 20/03/2012 - 09:29
Ce billet fait partie du blog de Paule Neyrat, Le blog de Paule

Le Top des Débrideurs mixture vidéo




Pour commencer qu'est ce que les débrideurs?  C'est tout simplement un service sur Internet permettant de contourner les limites de téléchargement des comptes gratuits, des sites d'hébergement, de fichiers tel que RapidShare, free, etc. Ils peuvent également permettre de contourner les limitations d'utilisation des sites de streaming.
Débrideur mixture vidéo
Très facile d'utilisation mais si vous n'y parvenez pas vous avez un tutoriel pour vous aider à vous servir du débrideur vidéo
Plus de limitation, débridez tous vos films préférés.

Le tutoriel de Débrideur mixture vidéo
Vous ne savez pas comment faire pas de panique, tout vous sera expliqué point par point

Gratuit Débrideur mixture vidéo
Beaucoup de plate-forme, pas d’inscription et si vous connaissez un bonne plate-forme vous pouvez demander de la rajouter. Vous allez pourvoir vous servir de ce débrideur vidéo qui a lui aussi l'avantage d'être gratuit.

Liste de Débrideur-mixture vidéo
Vous trouverez  sur ce site toute une liste de Débrideurs pour la  vidéo certains payants d autres gratuits, vous pourrez faire votre choix, faire des tests et pourquoi pas venir nous dire celui que vous avez trouvé les meilleur, le plus facile à utiliser, et pourquoi pas, nous faire profiter de vos conseils, de vos "trucs pour bien utiliser le débrideur.

Mes Cheveux Bouclés Sont-ils En Bonne Santé



Si vos cheveux ne sont pas gras alors là vous avez tout juste, pas de soucis à vous faire vos cheveux sont de toute beauté
Mais voilà, s'ils sont frisés ou bien fortement bouclés, ils apparaissent ternes et secs, vous avez alors la possibilité d’utiliser un sérum lissant lorsque vous avez lavé vos cheveux, vous l’appliquez sur vos cheveux humides, ce qui va gaîner votre cheveu qui deviendra lisse et lubrifié, pour bien repartir le sérum peignez vos cheveux avec un peigne à dents larges  pour ne pas agresser vos cheveux
Vous pouvez aussi utiliser de la mousse coiffante, vos boucles seront belles et auront le même  aspect que lorsque  vous sortez de chez votre coiffeur.
S'ils sont vraiment secs, vous devez les hydrater avec un soin restructurant qui ne se rince pas, faites cela le temps que vos cheveux reprennent  un peu de vie, et ils retrouveront de la brillance. A éviter le sèche - cheveux trop chaud ou trop près de vos cheveux ; si vous pouvez les laisser  sécher tout seul  alors faites-le, c’est bon pour eux.
Une fois que vous êtes coiffée comme vous voulez, ne vous amusez pas à les toucher  souvent, sinon  vous abîmeriez tout le travail que vous venez de faire et à la longue votre coiffure perdra cet aspect sain et brillant.

Le Top des conseils pour Cheveux Secs


Cheveux Secs. Conseils à base d’avocat
Pour les cheveux  secs préparez
Deux cuillères à soupe d’avocat
 Un jaune d’œuf
 Deux cuillères à soupe de yaourt nature
Une cuillère à café de jus de citron.
Huile essentielle de santal
Huile essentielle romarin
 Mélangez tous ces éléments dans un mixer et  d’y ajouter deux gouttes environ d’huile essentielle de santal et de romarin.
Appliquer et masser délicatement les cheveux. Avec une serviette enveloppez vos cheveux  pendant une demi-heure environ ou alors prenez du papier aluminium pour garder de la  chaleur et le masque pour cheveux secs fera plus son effet
Ensuite  rincez  vos cheveux à l’eau froide, tiède si vous en supportez pas le froid mais jamais trop chaud.

Cheveux sec : Conseils à Base d’huile d’olive
Pour vos cheveux secs Préparez
 Un œuf
 Huile d’olive 2 cuillères à soupe
Du rhum 2 cuillères à soupe
Mélangez l’œuf  avec 2 cuillères à soupe d'Huile d'Olive et 2 cuillères à soupe de Rhum. Appliquez sur vos cheveux, laissez agir 30 minutes, rincez puis faites un shampoing, le dernier rinçage avec du vinaigre

Cheveux Secs : Conseils avec de la Mayonnaise
Prenez de la mayonnaise faite maison ou industrielle, appliquez sur vos cheveux secs et  laissez agir 30 minutes.
Ensuite rincez vos cheveux toujours avec de l eau pas trop chaude puis faites un shampoing
 Ce masque pour cheveux secs est très bien si vous avez fait  une permanente pour détendre les cheveux ou pour tous les cheveux qui ont  besoin d'être nourrit !

Cheveux Secs : Conseils avec la Banane et miel
Pour vos cheveux secs préparez
Une banane
Une cuillère a soupe de miel
Prenez votre banane et mélangez avec un mixer si vous en avez un.
Appliquez ce masque pour cheveux sec pendant 30 minutes
Rincez vos cheveux, faites ce masque tant que vos cheveux n’ont pas retrouvés leurs brillant
Cheveux Secs : Conseils avec de l'Avoine
Pour vos cheveux secs préparez
3 poignées de flocons d’avoine
2 tasses de lait chaud entier
1 cuillère à soupe de Miel.

Vous faites tremper l avoine et le lait chaud pendant 30 minutes
Ensuite vous filtrez cette mixture et ajouter la cuillère de miel
Faites tremper des 3 poignées de flocons d'avoine dans 2 tasses de lait chaud (entier de préférence) pendant 30 minutes, filtrer, Ajoutez à ce liquide, 1 cuillère à soupe de Miel.
Laissez agir ce masque contre les cheveux secs 10 minutes
Rincez vos cheveux  à l'eau fraiche


Cheveux Secs : Conseils à l’huile d’Amande douce
Pour vos cheveux secs préparez
Un œuf
3 cuillères à soupe d’amande douce
3 cuillères à soupe de poudre d’amande
Mettez l’œuf avec les 3 cuillères à soupe d'Huile d'Amandes Douce, ajoutez 3 cuillères à soupe de poudre d'Amandes.
Mélangez bien la mixture
Ensuite appliquez sur les cheveux, en laissant  agir 30 minutes
Rincez vos cheveux a l eau pas trop chaude et froide si vous le pouvez et faites votre shampoing


Vos cheveux sont secs a la racine et bien faites  ces masques sur la racine seulement, cependant les pointes sont sèches et bien pareil, travaillez que les pointes.
Vos cheveux sont longs mettez le double d’ingrédient
Mon conseil : au lieu de prendre une serviette, prenez du papier d’aluminium et votre masque pour cheveux sec chauffera et sera plus efficace

Pour votre dernier rinçage  de vos cheveux utilisez du  Vinaigre mélangez avec de l eau , vos cheveux seront encore plus brillants !

Geekopolis : geeks rendez-vous à Montreuil les 25 et 26 mai


Des Geeks ont eu envie de vivre un festival dont vous êtes le héros... Drôle de concept. Geekopolis, 1er du nom, c’est un festival pas comme les autres qui devrait enchanter les amateurs de jeux vidéo, le jeux de rôle, de mangas, de comics de Marvel, de BD de science-fiction, de films d’anticipation... Bref, les geeks ! Mais pas que !!! Je ne suis pas Geek mais je sens que j’irai faire un tour dans Little Tokyo
Une "cité des geeks" va s’installer pendant 2 jours au palais des congrès de Paris-est à Montreuil (93). Sur 15.000 m2 d’exposition, le festival proposera activités, expositions et conférences mais surtout... des animations grandeur nature ! "Embarquer dans des vaisseaux spatiaux à l’échelle d’un studio de cinéma, être membre d’un commando de l’Alliance Rebelle et infiltrer la Base Impériale avec son équipe ou diriger une véritable catapulte pour détruire un château fort", voilà en bref ce que propose ce festival innovant. L’idée étant de devenir "acteur de la visite" en incarnant, le temps de quelques heures, votre héros favori.
Le palais des congrès sera partagé en 5 quartiers "immersifs" : le Little Tokyo* pour la culture japonaise, Métropolis pour les comics et la SF, Nautilus pour le "steampunk", Avalon pour le médiéval fantastique, et enfin Teklab pour la technologie, la robotique et la science. Voici  les images de l’animation Nautilus

Metropolis

Nautilus

Nautilus
Pendant les deux jours du festival, Anigetter aura le plaisir de vous proposer des ateliers d’initiation au papercraft (maquette en papier).
Dans le quartier Little Tokio : Alliant tradition ancestrale et culture décalée, le Japon a séduit la France (2ème pays consommateur de mangas au monde) et a gagné ses galons dans la culture geek.
A travers la présence de musiciens contemporains, illustrateurs et dessinateurs, de conférences sur le Japon d’hier et d’aujourd’hui et d’initiations aux arts traditionnels nippons, Little Tokyo sera un lieu d’échanges culturels incontournable.
Quelques activités proposées dans Little Tokyo :
Initiation à la calligraphie, à l’arrangement floral (Ikebana), à la danse traditionnelle...
Assister à une cérémonie du thé
Un manga café pour faire une pose en découvrant des nouveautés
Participer à un master class autour de la conception d’un bento
Prendre un cours de dessin avec un mangaka
Bref, vous l’aurez compris, pendant ces deux jours, vous ne pourrez peut-être pas tout voir, pas tout faire, préparez votre programme en allant sur le site

Informations pratiques :
Lieu : palais des congrès Paris-est Montreuil (128 rue de Paris à Montreuil)
Tarifs : 19€ à 37€ selon la durée de la visite ;
Billet Nuit du Geek (samedi 25 mai de 20h à 5h) : 20€
Vous pourrez acheter vos billets sur le site  Geekopolis 


Coca-Cola light fête ses 30 ans


Coca-Cola light offre une surprise pour ses 30 ans en mettant à nouveau en scène dans une pub le vrai mâle qui fait fantasmer les dames (et des messieurs aussi), marque de fabrique de ses spots des années 1990. Un homme au physique de mannequin subjuguant les femmes ( et certains hommes aussi) : la nouvelle publicité, créée par l'agence de publicité BETC London, a choisi le top model anglais Andrew Cooper.
coca-cola-pubLe scénario? Un groupe de jeunes femmes pique-nique au parc. L'une d'elles décide de se jouer du jardinier qui passe par là. Elle lui lance une canette de Coca-Cola light. La victime l'attrape puis se fait asperger en l'ouvrant. La bande de copines rit à gorge déployée. Désormais mouillé, le jardinier n'a plus qu'une chose à faire: retirer son t-shirt... Et dévoiler ses tablettes. Et on sait bien que ces dames ... et certains de ces messieurs, craquent devant  les tablettes mises en valeur. Et séduction oblige tout cela sur la désormais classique chanson d'Etta James : I just want to make love to you.
C’est un remake des années 1990
On ne change pas une équipe gagnante, et le charme masculin d’un mannequin tout en muscle a déjà fait ses preuves. Souvenez-vous :
Un chef de chantier observé en train de prendre "sa pause Coca-Cola light" torse nu, était apparu sur les écrans télé en 1993. Cette pub fait partie des classiques dont nous ne nous lassons jamais. Il en sera sûrement de même pour la nouvelle pub, bien que jene l’aipas encore vue sur les écrans TV

Pub coca-cola des années 90 :

Marc Jacobs tient le rôle et franchement, c’est une vidéo assez amusante
coca-cola-pub-jacobs

Astuces cuisson du Chef du Restaurant Auguste



Gaël Orieux chef du  Restaurant Auguste (en hommage à Auguste Escoffier) vous offre des "astuces" de cuisson
D'une part, je les choisis les saint-Jacques sans corail, ou avec le plus petit possible, car le corail capte la saveur : plus il est gros, moins la noix a de goût ! Ensuite, il faut éviter de les laver et surtout de les faire tremper ; cela les dénature car elles sont particulièrement fragiles.
Je choisis un morceau de poisson sans arêtes. Il suffit de demander au poissonnier la partie basse (la queue), qui ne contient pas d'arêtes, d'un poisson à longs filets (bar, cabillaud, saumon...). La chair est moins épaisse mais le goût est le même.
Je confectionne des huiles aromatisées pour le poisson. Je fais chauffer quelques minutes à la casserole une huile neutre (aux pépins de raisin par exemple, mais surtout pas d'huile d'olive !) et des herbes ou aromates au choix (thym frais, sureau, curcuma, gingembre, ail...). Une fois le mélange refroidi, il se conserve en bocal plusieurs semaines, sans les herbes pour éviter l'effet tisane.
Je cuis toujours le poisson à basse température. Après l'avoir badigeonné des deux côtés d'huile aromatisée, je le pose sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé et commence la cuisson à froid. Je règle le four entre 120 et 160 °C maximum, en chaleur tournante. Le poisson cuit ainsi doucement à l'unilatérale (peu importe le côté), sa chair n'est pas brutalisée et il n'est jamais trop cuit.
Je prépare les petits filets crus, au gros sel. Un truc tout simple et sans cuisson, avec les petits poissons de type sardines, anchois, maquereaux : une fois les filets levés, je les enrobe complètement de gros sel pendant 1 heure. Puis je les rince et les fais sécher dans un torchon pendant une nuit. La chair, durcie par le sel, devient ferme comme celle du hareng fumé. Je sers ces filets à l'apéritif, avec une sauce thaïe ou un filet d'huile d'olive.
Article publié dans Zeste.

Auguste. 54, rue de Bourgogne, 75007 Paris

Le petit chaman



Tout en battant du tambour, le petit chaman piétinait sur la moquette bleu indigo de sa chambre et dont il avait bloqué la porte en posant simplement contre celle-ci et le mur, son gros ballon aux couleurs chatoyantes. La larme qui perlait sur sa joue droite, ainsi que les traces de doigts sur le haut de ses cuisses, exhortaient chez le pas toujours très sage petit magicien en culotte courte, à aller se faire consoler auprès de sa grand-mère. Il s'était paré du collier qu'elle lui avait offert lors d'un précédent voyage chamanique. Création purement spirituelle, le présent n'avait pas de réalité matérielle et seule la vision chamanique permettait d'en appréhender l'apparence, un simple lacet blanc et en guise de médaille une coquille de moule, et d'apprécier sous sa modestie la véritable et inestimable grandeur du cadeau. L'enfant ferma les yeux tout en continuant de piétiner et surtout de jouer du tambour.
Boum...Boum...Boum...
Il se retrouva sur un pont en pierre qui n'avait ni tenant, ni aboutissant. Il en avait l'habitude, et il attendit en toute sérénité que le monde spirituel donne un avant et un après en bois a l'ouvrage d'art, lui permettant ainsi d'aller vers son but. Le bois tranchait avec la pierre comme pour mieux exprimer que le pont était l'endroit ou la spiritualité prenait le relais de l'imaginaire du petit chaman. Sur la rive qu'il avait choisie, il retrouva son animal chamanique. C'était un beau lion, qui toujours fidèle aux rendez-vous de l'enfant, lui servait de guide et de protecteur dans les voyages. Pour aider le petit chaman dans l'univers immatériel et ne pas choquer son âme sensible, le spirituel lui offrait toujours une vision matérielle de son animal et des personnes qu'il venait voir. Pour le reste, le monde de l'esprit ne montrait que le strict minimum au petit magicien. Ainsi, il ne voyait jamais clairement les paysages dans lesquels il se trouvait. Aujourd'hui il lui semblait marcher sur un chemin de terre battue qui était bordé par des arbres ayant l'air d'avoir été brûles. Chemin sur lequel son animal chamanique lui ouvrait la route pour éloigner tout danger. Le lion ne s'éloignait pas trop cependant de son petit ami qui marchait toujours sous le son du tambour.
Boum...Boum...Boum...
 Le petit chaman et son compagnon à quatre pattes, arrivèrent en haut d'une colline qui surplombait le lieu du rendez-vous. Endroit jusqu'où le lion avait le droit d'emmener l'enfant. Ce dernier n'ayant pas l'évolution spirituelle nécessaire pour être autorisé à aller plus loin. Sa grand-mère devait elle aussi, faire du chemin pour venir rencontrer son petit-fils. Un édifice, entièrement en verre ou y ressemblant, ressortait du lieu comme une pépite d'or sur un papier noir. Le grand bâtiment était baigné par une lumière blanche très intense. La lumière était si vive, que le lion donna des lunettes de protection à l'enfant, avant qu'ils s'approchent de l'édifice ou ils attendirent. Comme a l'accoutumée, le monde de l'esprit cachait le véritable visage du bâtiment au petit chaman. Ainsi, le verre lui semblait a la fois si transparent, qu'il voyait l'édifice de part en part, et dans le même temps si opaque, qu'il ne voyait strictement rien. Il en était ainsi. Au bout de quelques minutes d'attente, le petit magicien vit s'approcher son grand-père. L'enfant n'était pas déçu pour autant. Il adorait autant son grand-père que sa grand-mère, et il savait que l'univers spirituel offrait toujours ce qui était adéquat. Et aujourd'hui c'est son grand-père qui était le plus apte pour le consoler. Les retrouvailles furent bien sur très chaleureuses, bien que sans effusion gestuelle. Les dialogues n'engendraient aucun son mais le grand-père raconta avec la voix de l'esprit, une histoire a son petit-fils qui en raffolait:
"Au pays d'Ouk sur la planète Wakiti située dans une lointaine galaxie, il y avait un petit village nomme Sagesse et ou les Oukins et les autres, vivaient en parfaite harmonie. Puis un jour, Autrui, dont l'esprit étain enclin a la haine gratuite, vint s'installer au village. Pour assouvira soif du mal, il prit en grippe le meunier à qui il venait chaque matin piller une grande partie de sa farine, et qu'il allait ensuite jeter dans les sables d'alentours. Un soir, las de la haine insane d’Autrui, l’homme du moulin emmitoufle dans sa couette, interpella les cieux:A quoi bon que l'eau coule a mon moulin, si sans cesse, Autrui vient piller et détruire ma farine? Puis il sombra dans les bras de Morphée. Sage conseillère, la nuit lui apporta une réponse. Heureux, il se leva encore plus tôt que de coutume et s'affaira a préparer un grand sac de farine ainsi  que des bombes de peinture, puis il emporta le tout dans les sables, content delà bonne leçon qu'il combinait. A l'aube, fidèle a son rendez-vous destructeur, Autrui pénétra dans le moulin...Il en ressortit quelques secondes après en pestant contre le meunier absent et sa farine inexistante, puis il se dirigea vers les sables. Alors, un Akara vint tourner au dessus de lui et vola vers le village. Mais Autrui ne prêta pas la moindre attention a l’oiseau. Ce dernier revint alors tournoyer autour de lui et repartit une nouvelle fois vers le village.  Mais Autrui n'en fit cas. L'Akara réédita une troisième fois son manège, car il voulait lui faire comprendre qu'il était stupide qu'il aille ce matin dans les sables, n'ayant rien a y jeter. Mais trop enchaîné par ses habitudes néfastes, Autrui manquait de lucidité et il poursuivit son chemin vers les espaces sablonneux où, l'esprit serein, le meunier l'attendait...
-Autrui, n'es-tu pas las de te lever de si bonne heure pour venir me piller? J'ai un marché à te proposer.
Heureux de voir l'homme qu'il avait désigné comme son ennemi, Autrui accepta de l'écouter.
-J'ai peint deux cercles sur le sol. Sous la peinture de l'un d'eux, il y a ma farine que j'ai mélangé avec le sable, tandis que sous l'autre cercle se trouve que du sable...mais mouvant! Tu dois entrer dans le cercle de ton choix. Si tu piétines ma farine, alors je quitterai le village. En revanche, si tu t'enfonces, je te sauverai peut-être, mais alors c'est toi qui devras partir. OK?
Autrui regardait son interlocuteur avec mépris, puis soudain, il éclata de rire en voyant l'Akara de tout a l'heure, venir se poser sur un des cercles et de picorer.
Bien sur, il accepta le marche du meunier et d'un pas assuré, il s'avança vers le cercle ou se trouvait l'oiseau. Mais au moment où il allait mettre un premier pied sur le sable peint, l'Akara s'envola pour aller se poser sur le second cercle où il picora également.
Plongé dans l'incertitude et sentant l'angoisse l'envahir, Autrui ramena sa jambe vers lui, puis d'un pas hésitant s'éloigna du cercle avant, vexé qu'il était, de s'enfuir en courant dans les sables. L'oiseau hocha la tête en croisant le regard du meunier. Ils savaient tous deux que sous les cercles, le sable était normal. Autrui avait même déjà marche dessus une centaine de fois, mais aujourd'hui il avait eu peur de le faire. L'attitude d'Autrui avait été celle escomptée par le meunier qui avait tablé sur la crainte pour le faire fuir, bien aide en cela, par la présence et le jeu inattendu de l'Akara. Celui-ci était assurément plus qu'un simple oiseau. Bien qu'il ait gagné, l'homme du moulin ne savoura pas ce moment. La vision d'Autrui, qui malgré la pénibilité de l'exercice dans le sable, continuait de courir vers un endroit dangereux, donna à la leçon une dimension dramatique imprévue. Alors, comme une prière et ayant compris le rôle de l'oiseau qui s'envola dans la direction de son adversaire, la voix du meunier s'éleva dans le ciel:
-Regarde l'Akara!!!
Dans sa course effrénée, Autrui pouvait apercevoir l'oiseau qui une cinquantaine de mètres devant lui tournoyait sans cesse au dessus d'une grande portion de sable parmi le sable, qu'il dessinait dans le ciel. Mais une nouvelle fois, le message de l'Akara demeura inefficace sur l'esprit d'Autrui. Celui-ci continua de courir et de s'approcher de plus en plus du danger...35 mètres...15 mètres...5 mètres...
.L'Akara n'avait plus le choix. Il se posa sur le sable dans lequel il s'enlisa à jamais, stoppant de manière brutale, la course d'Autrui a moins d'un mètre des sables mouvants. Les yeux enfin ouverts, Autrui scruta longuement le sable avec l'espoir d'en voir surgir l'oiseau, mais en vain...Sur le chemin du retour vers le village, une petite voix en lui, l'interpella :
Ne sois pas triste pour l'Akara. Une grande partie de ce qu'il représentait est en toi, mais était submerge par ta haine futile et stupide pour le meunier. L'Akara dont l'esprit était indéniablement élevé, avait accompli sa mission:
Préserver le meunier du mal et remettre Autrui sur le bon chemin de la vie.
Depuis ce jour, Autrui et le meunier furent les meilleurs amis du Monde. Le premier nommé venant souvent donner un coup de main au second, qui avait peint un Akara sur la porte de son moulin. Au pays d'Ouk, le petit village Sagesse resta un lieu édénique, où tous vivaient en parfaite harmonie pour le plus grand bonheur des uns et des autres."

L'histoire du meunier et d'Autrui avait enchanté le magicien en culotte courte, et il espérait bien que son grand-père lui conte d'autres histoires. Hélas...Hélas pour le petit chaman, sa mère qui l'invitait à passer a table, interféra sur la rencontre et le voyage chamanique. L'enfant remercia très chaleureusement son grand-père et lui demanda de donner mille baisers à sa grand-mère, puis pour accélérer le retour de l'autre côté, il quitta l'endroit à grandes enjambes en compagnie de son fidèle animal protecteur.
Le lion accompagna son petit protégé jusqu'a la partie en bois du pont. Le petit chaman salua avec tendresse son majestueux compagnon chamanique, et il avança vers la partie en pierre de l'ouvrage d'art, toujours sous le son du tambour.
Boum...Boum...Boum...
L'enfant se retrouva dans sa chambre où avant d'aller déjeuner, il rangea précautionneusement son petit tambour et son inestimable collier dans le deuxième tiroir de sa commode. Sa mère lui avait concocté un délicieux repas avec au menu, un pavé de thon a la sauce Roquefort agrémenté d'un gratin dauphinois et une succulente tarte maison aux framboises. L'enfant ne se fit pas prier pour satisfaire son appétit et sa gourmandise. Les mets présentés ne pouvaient que l'inviter à faire honneur à ce déjeuner. Après ce repas excellent et bienfaisant, sa mère allait le conduire comme chaque samedi après-midi à la maison de l'écriture. Il adorait ce lieu où en compagnie d'autres enfants, il pouvait s'adonner aux joies de la plume. Une vingtaine d'enfants étaient venus à la maison de l'écriture ce samedi. Aujourd'hui, ils allaient pouvoir entrer dans le monde de l'imaginaire, univers de l'enfant par excellence, avec l'écriture d'une petite nouvelle. Le petit magicien n'allait pas être le dernier à plonger corps et âme dans les nuages. A peine le temps pour les autres de sortir feutres et papiers, que sa plume glissait déjà sur les feuilles blanches.  Soudain, un bruit assourdissant envahit Cancale. Une terrible explosion venait de se produire dans un supermarché de la ville. Projeté au sol par le souffle, Arnaud se releva avec quelques égratignures. A ses côtés, une femme était plus sérieusement blessée aux jambes et avait grande peine à se tenir debout. Arnaud aida cette femme qui était très inquiète pour son bébé qui se trouvait quelques mètres plus loin dans son landau. Par bonheur, l'enfant était indemne et étonnement calme. Arnaud porta la femme dans ses bras et elle son bébé dans les siens et ils se mirent en quête d'une sortie de secours. Ils n'avaient pas de temps à perdre. Le magasin était la proie des flammes et la fumée commençait à devenir étouffante. Dehors, c'était la confusion qui régnait, tandis que les sirènes des pompiers et autres secours se faisaient entendre au loin. Malgré l'obscurité ambiante liée a la noirceur de la fumée, la femme trouva rapidement une porte de sortie. Malheureusement, le couloir qui menait à celle-ci était lui aussi proie des flammes. Arnaud  voyait mal.
-N'ayez crainte. Ayez foi en Dieu et avancez.-
La voix de la femme était cristalline. Arnaud ressentit un puissant magnétisme animal envahir tout son être, et sans comprendre, il se sentit soudainement sous l'aile de Dieu. Il avança alors avec assurance dans le couloir ou un miracle se produisit. Comme jadis les eaux pour Moise, flammes et fumée s'écartèrent pour les laisser passer. En même temps qu'ils sortaient du supermarché, les premiers secours arrivaient sur les lieux. Arnaud voulut emmener la femme et son bébé vers l'une des ambulances, mais elle lui demanda de ne pas le faire et le pria de les emmener chez lui.
-Avec plaisir, mais vos blessures?-
-Elles guériront d'ici peu.-
Arnaud et son épouse Agathe accueillirent avec bonheur cette femme au doux prénom d'Emilie et son fils Hésus. Comme elle l'avait dit, les blessures d'Emilie se  guérissaient avec rapidité et le soir au dîner, elles n'essaient plus qu'un lointain souvenir.
-Je vous remercie de tout cœur de nous héberger mon fils et moi. Comme vous pouvez vous en douter, nous sommes des enfants de la Divinité. Hésus est le demi-frère du Christ. Il est venu au monde avec la même conception que celle de Jésus. Un jour, au nom de Dieu, de l'Humanité, et de mon amour de mère, je vous demanderai de vous occuper de l'enfant Divin.
-Nous le ferons avec joie et amour, mais pourquoi cela Emilie?-
-Chère Agathe, j'ai incubé un virus mortel émis par le prince des ténèbres. Par bonheur, ce fut après la naissance du fils de Dieu et Hésus a été épargné.-
-Ne pouvez vous pas guérir de ce virus comme vos blessures l'ont été?-
-Non Arnaud. Dieu a ses raisons de ne pas le faire. Ma présence risque de dévoiler l'existence d'Hésus au prince des ténèbres, et lui montrer ainsi l'échec de son virus qui visait le fils de Dieu.-
Trois semaines passèrent sans que la santé d'Emilie ne donne le moindre signe de faiblesse. Et puis le vingt-deuxième jour la Divine Emilie quitta ce monde, victime du virus. Comme ils lui avaient promis, Agathe et Arnaud devinrent les parents adoptifs du petit Hésus.
 Les premiers pas de l'enfant Divin furent identiques a ceux d'un autre enfant. Pour deux, trois mètres sur ses jambes, un gadin sur les fesses attendaient le petit Hésus sous les yeux plein d'amour d'Agathe et d'Arnaud. Le couple protégeait le fils de Dieu, et nul au monde n'avait connaissance de l'existence d'un nouveau Messie sur Terre. Le demi-frère de Jésus avait bien le temps avant de se faire connaître de tous. Comme la naissance de l'enfant avait été cachée, ainsi que son adoption, c'est Agathe qui s'occupait elle-même de l'éducation scolaire de l'enfant Divin. Hésus était un élève studieux. Ce qui ne l'empêchait pas d'apprécier la fin des cours, pour pouvoir courir rejoindre son père adoptif dans sa boutique de meubles de style. Un père nourricier travaillant le bois, semblait être le destin commun pour les fils de Dieu. Après Joseph le charpentier pour Jésus, c'était Arnaud l'ébéniste pour Hésus.
 A l'age de sept ans, Hésus venait souvent jouer sur un chemin escarpe qui menait à la plage de Cancale. Il y retrouvait son ami Benjamin qui avait le même âge que lui. Tous les deux aimaient attraper avec les mains, les anguilles dans le ruisseau, et dans lequel, ils remettaient de suite leurs prises. Ce n'était qu'un jeu entre les mains de l'innocence et les créatures de l'eau. Les deux amis aimaient aussi descendre sur la plage ou avec des galets plats, ils se défiaient au jeu des ricochets sur la mer. C'est avec ce jeu, que le petit Hésus découvrit qu'il n'était pas un enfant comme les autres. Il pouvait avec son esprit commander le nombre de ricochets et celui-ci se concrétisait dans la réalité. L'enfant Divin en profita largement, et qu'il fut le premier ou le second a lancer un galet, il s'arrangeait toujours pour que son ami fasse un ricochet de plus que lui. Le bonheur que dégageait le cœur d'un Benjamin heureux, emplissait de joie celui du fils de Dieu qui savait que son ami atteint de nanisme, n'était pas souvent à la fête avec les autres enfants. C'était vraiment dommage. La valeur des gens ne se mesure pas à leur taille. Hésus intervenait souvent contre les moqueries de quelques garçons et filles à l'intention de Benjamin. Avec la fulgurance de son regard et son discours d'adulte, l'enfant Divin en imposait déjà et aucun n’osait contredire ses propos. Hésus savait depuis toujours qu'Emilie était sa mère. Il lui rendait visite chaque jour, fleurissant avec amour sa dernière demeure. Mais aujourd'hui avec sa découverte d'un pouvoir sur les choses, ses parents adoptifs savaient que le moment était venu pour l'enfant de savoir qui était son père. Agathe lui remit une lettre d'Emilie. C'est dans sa chambre que le petit Hésus lut sa maman.
Mon fils,
L'amour est un printemps perpétuel. Que mes pensées pour toi emplissent ton cœur de ce bouquet éternel. Que ton amour et ta sagesse emplissent le cœur et l'esprit de l'Homme. Ainsi le bonheur sera. Une destinée Divine a engendré en mon sein le fils de Dieu que tu es Hésus. Enfant des cieux, soulève les montagnes du jour pour ceux qui souffrent, engendre un futur
radieux pour ceux qui vont naître, illumine les bons chemins pour ceux qui s'égarent. Ecoute Hésus la voix de Jésus: tu es le nouveau Messie ou dans une seule image doivent se confondre harmonieusement, l'esprit et la matière, l'idée et l'action, le pouvoir et la sagesse, l'amour et la raison, le Ciel et la Terre .En vérité, en vérité, je te le dis Hésus, la tache sera ardue et tu ne seras pas épargné ici bas. Les insultes, les quolibets, les mensonges fleuriront à tes oreilles. Ton chemin sera semé d'embûches. Ta vie sera même menacée, mais tu accompliras l’œuvre de Dieu notre Père. En vérité, en vérité, je te le dis Hésus, tes paroles d'amour et de sagesse qui seront celles pour le monde d'aujourd'hui, seront souvent miennes d'hier.
Mon fils, je te regarde dormir paisiblement dans ton berceau, pendant que ma plume tremble ces quelques mots que ton cœur découvrira un jour ou je ne serai, tout en étant toujours à tes côtés. Aujourd'hui mon cœur est triste, mais je sais qu'Agathe et Arnaud te chériront comme leur propre enfant. Je les embrasse tous deux. Je t'embrasse de tout mon amour, mon fils, mon bébé, mon enfant.
Maman qui t'aime

Dans un mélange de joie et de tristesse, les larmes perlaient sur les joues de l'enfant Divin qui serrait fort contre lui, contre son cœur, la lettre de sa maman Moment d'intimité que ne vint troubler ni Agathe, ni Arnaud
A onze ans, Hésus venait chaque jour sur la plage de Cancale, s'asseoir sur un rocher à l'abri des vagues et du vent. Pendant que ses yeux couleur azur se promenaient sur la beauté du paysage, son esprit était aux cieux. Il conversait ainsi durant des heures avec son Père et son demi-frère. Ce dernier lui était d'une aide précieuse pour la divine appréhension de ce monde ou l'éveil humanitaire tardait à être une réalité universelle. Benjamin venait parfois troubler la relation entre Hésus et les Cieux.
-Tu viens jouer Hésus?-
-Non Benjamin. Et je croyais que tu ne devais pas venir me déranger ici?-
-Je sais. Tu es fâché?-
-Comment veux-tu que je sois fâché contre toi? Mais lorsque je viens sur le rocher, j'ai besoin d'être seul et je t'ai déjà dit pourquoi.-
-Oui. Pour parler avec Dieu. Je vais attendre mon ami au ruisseau alors.-
-Oui .Dieu t'aime Benjamin.-
-Moi aussi, je m'aime bien!-Et Benjamin éclata de rire. Un rire communicatif qui engendra celui du fils de Dieu et qui finalement accompagna de suite son ami au ruisseau. Ils y retrouvèrent le petit moulin en bois qu'ils avaient construit avec l'aide d'Arnaud. Aujourd'hui, ils allaient devoir le réparer après le passage nocturne d'impétueuses  bourrasques. Benjamin en était fou de colère, et il se mit à invectiver contre le vent. Hésus qui condamnait comme Jésus, le meurtre, la haine, la vengeance et la colère, s'appliqua a redonner calme a son ami.
Les deux adolescents fêtèrent leur onzième anniversaire chez les parents de Benjamin. Agathe et Arnaud étaient de la fête. Le fils de Dieu reçu de ses parents adoptifs, une magnifique bible manuscrite avec une plume d'oie. Plus tard pendant sa mission, Hésus allait pour une vente de charité, offrir le joli livre à une organisation caritative. Mais des maintenant, Hésus qui savait hormis miracles, que jamais paroles sur une plaie n'avaient guéri, que jamais mots dans une assiette n’avaient nourri, que jamais phrases au dessus de la tête n'avaient abrité, participait avec Benjamin et leurs parents à des oeuvres humanitaires Comme beaucoup d'autres, ils contribuaient à faire croître, repas, soins et toits. Adulte, Hésus s'emploiera a lutter contre les causes de la misère. Pour ses quinze ans, Benjamin avait eu un cyclomoteur électrique. Il en rêvait depuis longtemps. Apres la fête, il n'eut pas besoin d'attendre pour que Morphée l'accueille dans ses bras. Pendant son sommeil, son esprit se promena comme à l'accoutumée dans le royaume des rêves. Benjamin se retrouva ainsi dans un endroit cosmique. Devant et derrière lui, il pouvait contempler une nuit couleur violette et parsemée d'étoiles aux reflets d'or et d'argent. Sur ses côtés, ce sont deux murs en cristal qui s'offraient à son regard. Sur chacun d'eux, une bouche et deux yeux saillaient avec splendeur. Sur le cristal de droite, ils étaient en or, tandis que  |sur celui de gauche, ils étaient en argent.
-Ou-suis-je?-Demanda Benjamin
-Au forum des Cieux.- Répondit la bouche d'argent.
-Au forum des Cieux?-Interrogea un Benjamin avide de savoir.
-Oui Benjamin. Tu es dans le salon des voix du bien et du mal, et tu es l'ami de mon fils, expliqua la bouche d'or.
-Dieu? Vous êtes Dieu! Et lui, c'est la voix du mal ?-Questionna un Benjamin de plus en plus curieux.
-Moi je suis le Diable et je suis ton seul et véritable ami!-Affirma la bouche d'argent.
-N'écoute pas les mensonges de ce vil esprit. .Ecoute ton cœur Benjamin  Rétorqua la bouche d'or.
-Ne crois pas un mot de l'infâme menteur des Cieux. Ouvre plutôt les yeux! le fils de Dieu se fiche de toi .Il ne t'aime pas! Il a juste pitié de ton nanisme!-Surenchérit la bouche d'argent.
-C.est faux! Hésus aime   par amour des autres, et ce n'est pas par pitié qu'il est mon ami!-Répliqua Benjamin
- Souviens-toi du jeu des galets. Tu gagnais toujours.- Lâcha la bouche d'argent.
-La calomnie visant à dévoyer Benjamin et à souiller mon fils, voila bien l’œuvre du Malin. Gardez vous bien de vilipender l'amour de son prochain! Et n'essayez plus jamais d'inférioriser Benjamin pour satisfaire votre sombre dessein qui est de dénigrer Hésus! Gardez vos vils propos pour vous!-La bouche d'or vitupéra ainsi la bouche d'argent. Puis les images, les dialogues, s'estompèrent dans l'esprit de Benjamin  qui au matin ne se souvint de rien.
Profitant d'une éclaircie sur le chemin du retour, Hésus arrêta sa voiture à la lisière d'un bois. La beauté de l'endroit reflétait la poésie de la nature. Sous les arbres aux feuilles infléchies par les eaux du ciel, Nathalie et le fils de Dieu marchaient vers la clairière. Un fin rayon de soleil caressait la partie dénudée du bois, qui ressemblait à une peinture avec ses clairs-obscurs. Grande brune au visage agréable, Nathalie avait sept ans de plus que les vingt printemps du fils de Dieu. Elle traversait une période douloureuse depuis la disparition de son fiancé, tué dans le bombardement du camp de la croix rouge où il était chirurgien. Son amour pour sauver la vie d'autrui, avait emmené Robert dans un pays embrasé par une terrible et sanglante guerre civile. Le vent de la sagesse était une nouvelle fois chimère. Cinq mois après la disparition de Robert, Nathalie avait trouvé un peu de réconfort à Notre-Dame de Paris et au Père-Lachaise. C'est au cimetière parisien, qu'elle avait rencontré Hésus. Le fils de Dieu était venu visiter ce lieu à l'âme douce et respectueuse .Il avait pu admirer nombre de belles oeuvres à la mémoire d'inconnus ou de personnalités comme Frédéric Chopin, mais aussi s'arrêter sur nombre de sépultures discrètes. Hésus pria avec la même ferveur pour chacune de ces âmes. Au détour du chemin du Quinconce, le fils de Dieu s'était retrouvé à hauteur du tombeau joliment fleurie d’Allan Kardec. Nathalie se tenait devant l'admirable buste de l'écrivain et spirite. Pour ne pas importuner, Hésus avait poursuivi sa visite quelques mètres plus loin, vers la dernière demeure de Guillaume Apollinaire. C'est devant la sépulture du poète, quelques minutes après, que Nathalie littéralement attirée par le fils de Dieu, avait osé l'aborder. D'un mot à un autre, la conversation s'était engage entre-eux. Celle-ci s'était poursuivie dans un café voisin du Père-Lachaise, où en confiance, Nathalie avait raconté sa vie et ses malheurs à Hésus. Il lui avait alors propose qu'elle l'accompagne quelques jours en Bretagne, pour qu'il puisse l'aider. Elle avait accepté avec plaisir. Dans la voiture et sous une pluie battante, Nathalie s'était mise à déclamer un texte qu'elle avait écrit ,il y'a bien longtemps, à l'école primaire.
Maîtresse de larmes, vous traversez le temps, foudroyant sous votre feu infâme, nombre de vies, nombre d'espoirs, nombre d’innocents, nombre d'enfants.
Madame la mauvaise, maîtresse de haine, votre sombre folie germe à foison, à travers les âges, à travers le monde, écrivant en gras l'histoire du mal.
Madame sans cœur, maîtresse de fer, vous répandez l'encre des êtres, gravant l'horreur sur de nombreuses terres, gravant douleur dans de nombreux cœurs. Madame la guerre, on vous déteste, rangez votre âme, gardez vos glas et laissez vivre les gens en paix et laissez vivre la Terre entière.
Dans la clairière du bois ou ils étaient venus se dégourdir les jambes pendant une accalmie du ciel, Hésus passa sa main dans les cheveux de Nathalie. Ce n'était pas un geste évoquant un désir charnel du fils du Divin, mais l'expression de sa chaleur humaine qu'il voulait rendre palpable .Hésus ne voulait pas offrir le visage d'un être à la parole chaleureuse, mais à l'accompagnement distant dans le geste. Il profita du moment pour découvrir sa Divinité à Nathalie et exprimer le souhait qu'elle marche comme Benjamin, sur le chemin de lumière qui mène à celui d'Apôtre .Elle accepta sans l'ombre d'une hésitation.
De sa vingt et unième année à ses vingt huit printemps, Hésus parcourut un grand nombre de pays pour y rencontrer des sages. En compagnie de Nathalie et Benjamin, le fils de Dieu préparait le terrain pour sa mission future Dans ses voyages aux quatre coins du monde, Hésus avait rencontré le Pape au Vatican. C'est en l'an 3025, à vingt neuf ans, que le fils de Dieu débuta sa mission Divine. Ce fut une véritable folie partout dans le monde, à l'annonce de l'existence d'un nouveau Messie sur Terre. Durant sept années, le fils de Dieu et ses deux Apôtres allaient délivrer à tous un message d'AMOUR et de SAGESSE."
Le petit chaman terminait à temps sa petite nouvelle. La maison de l'écriture n'allait pas tarder à fermer et sa mère l'attendait à la sortie. Le cœur léger, l'enfant quitta le lieu et retrouva sa maman

Texte de : L'Aventurier