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mercredi 2 janvier 2013

Top du Meilleur de l'Opéra Garnier Paris



L’Opéra Garnier a été conçu par Charles Garnier pour l'empereur Napoléon III. Il est le symbole le plus important du 19e siècle, de style Second Empire baroque.

La construction du bâtiment a commencé en 1862, mais elle ne fut achevée qu'en 1875, en partie parce que un lac souterrain a été découvert lors de la construction.

Le petit lac existe toujours sous le bâtiment d'opéra. C'était la cachette du "Fantôme de l'Opéra» dans la célèbre pièce de Paul Leroux.
Le majestueux Opéra Garnier est aujourd'hui essentiellement utilisé pour des spectacles de ballet.
Même si le bâtiment a une capacité de moins de 2200 places, le bâtiment est l'un des plus grands théâtres du monde par la superficie. Il fait  de 172 mètres de long, 125 mètres de large et atteint une hauteur de 73,6 mètres La façade est ornée de colonnes de marbre rose, des frises, des groupes de sculptures et de deux grandes statues dorées.
L'intérieur de l’Opéra Garnier est encore plus impressionnant que l'extérieur.

L'escalier monumental en marbre a une hauteur de 30m! Le Foyer long de 54m avec un plafond orne de mosaïque qu’il peut être comparé avec les couloirs de Versailles


Son grand plafond a été peint en 1964 par Marc Chagall. La scène derrière l'auditorium est de 60 mètres de haut et peut accueillir jusqu'à 450 acteurs.

Le grand lustre de la grande salle à l'italienne. Si la salle d'Opéra n'est pas uniquement éclairée par cette immense création de cristal et de lumière, d'un poids avoisinant les sept à huit tonnes,

Il participe de façon indéniable à l'ambiance et à la magie des lieux.Il pèse 7 à 8 tonnes environ le poids d’un éléphant

Meilleur Top Palais Royal Paris


Aujourd’hui, 3 institutions se trouvent au Palais Royal :
Le ministère de la Culture
Le conseil d’Etat qui a pour rôle de conseiller le gouvernement et représente l’autorité juridique administrative
Le conseil constitutionnel vérifie que les décisions prises correspondent à la constitution de 1958.
Façade Palais Royal
Devenant ministre en 1624, Richelieu souhaita s’installer à proximité du palais du Louvre
L’hôtel de Richelieu, qu’il habita de 1629 à 1633. Richelieu acquiert en 1633 les terrains voisins provenant de la démolition de l’enceinte Charles V et fait construire de 1634 à 1639 un palais et un vaste jardin, limité par les rues de Richelieu, des Petits-Champs, des Bons-Enfants et Saint-Honoré : c’est le Palais-Cardinal.
En 1643, Anne d’ Autriche devenue régente s’installe au palais avec ses deux fils, Louis XIV (5 ans) et Philippe d’Orléans (3 ans). Il devient alors le Palais-Royal.
Le Palais Royal 1829
A cette époque, Louis XIV, quelque peu abandonné, faillit se noyer dans le grand bassin du jardin et eut pour compagne de jeux la fille d’une servante des femmes de chambre de sa mère avec qui il joua au roi et à la reine dans les cuisines du palais.
Après une accalmie, de retour au Palais-Royal, les princes de Condé, de Conti et le duc de Longueville y furent arrêtés. Une émeute se déclencha à la suite de rumeurs sur le départ de la famille royale, et dans la nuit du 9 au 10 février 1651, l’invasion du palais ne cessa que lorsque les personnes présentes purent voir le roi, alors âgé de 12 ans, qui dormait paisiblement dans son lit

En 1652, Le Palais est habité par la reine d’Angleterre en exil, Henriette de France (également fille d’Henri IV), et sa fille, future Madame, Henriette d’Angleterre. Après le mariage de Monsieur avec Henriette d’Angleterre, le couple est autorisé à résider au palais. Après la mort en 1670 d’Henriette, le duc d’Orléans épouse la princesse Palatine qui résidera aussi au Palais-Royal.
Les héritiers du cardinal de Richelieu ayant mis en vente le palais Brion, Louis XIV l’acheta pour y installer Mademoiselle de La Vallières qui y donna naissance en 1663 et 1665 à deux garçons issus de sa liaison avec le roi (qui mourront en bas âge).
Richelieu avait fait construire dans l’aile sud-est une salle de spectacles, car il avait un goût prononcé pour le théâtre. Louis XIV décida en 1660 que celle-ci, jusqu’alors privée, serait ouverte au public. Une entrée fut aménagée dans l’actuelle rue de Valois.
La Comédie Française
Monsieur, puis son fils, devenu duc d’Orléans en 1701, y organisèrent de nombreuses festivités et y firent de coûteux aménagements. Philippe II d’Orléans, devenu Régent à la mort de Louis XIV en 1715, occupe toujours le Palais où sont organisés des soupers libertins.

Son arrière-petit-fils  Philippe Egalité fit construire tout autour des jardins un ensemble de bâtiments abritant des boutiques. Cette transformation souleva le mécontentement des propriétaires des maisons avoisinantes qui n’avaient plus de vue directe sur les jardins. Philipe Egalité fait également construire de 1786 à 1790 le théâtre destiné à remplacer la salle de l’Opéra, brûlée en 1781. Ce théâtre allait devenir le Théâtre-Français.
En 1793, Philippe Egalité est décapité et le Palais-Royal devient bien national. Pendant la Révolution, il est au centre des événements pour devenir par la suite un centre très animé de la débauche où se côtoient maisons de jeu et maisons de joie. De 1801 à 1807, le Palais est attribué au Tribunat, une des deux assemblées fixées par la Constitution de l’an VIII, puis au tribunal du Commerce et à la Bourse.

A la restauration, Louis XVIII restitue le palais à son cousin, Louis-Philippe, sixième duc d’Orléans et fils aîné de Philippe Egalité. C’est lui qui entreprit les travaux qui devaient donner au palais en 1829 l’aspect qu’il a de nos jours. Il devint en 1830Louis-Philippe 1er, roi des Français, et quitte le Palais-Royal pour les Tuileries en 1831.

18 ans après, la révolution de février 1848 voit le saccage du palais qui fut en partie incendié. L’Etat en redevint propriétaire.En 1854, Napoléon III s’empare du palais qui devient la résidence de son oncle Jérôme (frère de Napoléon Ier) jusqu’à sa mort en 1860. A la mort du roi Jérôme, son fils, le prince Napoléon résida seul au palais avec sa femme, la princesse Clotilde.
Résidence royale palais
En 1986 sous la présidence de François Mitterrand, le ministère de la Culture confie à Daniel Buren la réalisation d’une sculpture de 3000 m² dans la cour d’honneur du Palais Royal : « Les colonnes de Buren ». Tout comme la Tour Eiffel en 1889, le Centre Georges Pompidou en 1977, l’intégration d’une œuvre contemporaine au patrimoine historique va provoquer une levée de boucliers.

lundi 24 décembre 2012

Montmartre Le Château Des Brouillards


Montmartre Le Château des Brouillards ou Le moulin des Brouillards

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Montmartre
A Montmartre Le Château Des Brouillards ou Le moulin des Brouillards. Son appellation de moulin du Vin doit peut-être expliquer sa désignation de moulin des Brouillards issus de « beuveries » et non de marais. Il était à une époque habité par un homme fabricant un vin exécrable.
Si sa date de naissance est inconnue de façon précise, son existence est avérée en 1673.
Son premier propriétaire aussi, qui le lègue à son fils Jacques Gonin par testament de 1692. Aurait-il été construit par le propriétaire de la Grosse Tour ? Quoiqu’il en soit, Jacques, comme son père Charles est également chirurgien.
Sa femme, Denise Boucher, fait saisir le moulin par suite de sentence en séparation rendue au Châtelet en 1695, en restitution de sa dot partie en fumée. Muettes sont les ailes du moulin. En 1743, une saisie sur Jean-Baptiste et Madeleine Cailleux, ceux du moulin de la Grande Tour, fait passer le moulin des Brouillards (aussi dénommé du Bust) entre les mains de Bathélémy Le Tellier, qui acquiert ensuite plusieurs terres adjacentes et couvertes de vignes. La meunière est Denise Maillard qui donnera ses soins à la belle-mère mourante du propriétaire.
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Château des_brouillards rue girardon à Montmatre

Barthélémy meurt en 1764. Huit ans plus tard, le moulin est en ruines. Mis en vente par la succession, il se trouve un acquéreur : maître Legrand-Ducampjean, propriétaire depuis trois ans de la Petite Tour. Ce qui l’intéresse, c’est la superficie du terrain de sept mille mètres carrés. Dans ce vaste parc il va faire construire le château des Brouillards.

Le château des Brouillards à Paris doit lui-même son nom à ce moulin, qui lui-même tirait son nom soit des vapeurs montant de l’abreuvoir comme dit plus haut, soit... des vapeurs du vin consommé dans ce moulin...
Jean Mac Léry écrit :
Est-ce son nom, popularisé par Roland Dorgelès, qui excite l’imagination ou bien ces lieux ont-ils connu toutes les aventures qu’on leur prête dans des légendes souvent aussi pittoresques que saugrenues. Il est difficile, lorsqu’on essaie de reconstituer l’histoire du château des Brouillards, de faire la part du rêve et de la réalité.

L’origine de ces « brouillards » nous est inconnue. Elle naquit sans doute des vapeurs d’eau que provoquaient les sources avoisinantes au contact de l’air frais. De ces brumes si poétiques avait surgi, au XVIIe siècle, un moulin à vent dont l’existence fut éphémère puisqu’en 1772, lorsque les propriétaires vendirent les terrains alentour, on mentionna « un emplacement de moulin dont il ne reste plus que des ruines, situé au village de Montmartre, cy-devant et en dernier lieu vulgairement appelé le moulin des Brouillards »

L’acheteur de ce terrain ne fut pas le célèbre écrivain Lefranc de Pompignan comme on l’a souvent écrit, mais un dénommé Legrand-Ducampjean, avocat au Parlement de Paris, qui s’intéressait plus aux sept-mille mètres carrés de terrains qu’aux ruines du moulin. C’est d’ailleurs pourquoi il se hâta de faire disparaitre ces ruines et d’édifier à leur place deux constructions à usage d’habitation : la première composée seulement d’un rez-de-chaussée dans lequel se trouve établi un marchand de vins et la seconde se composant d’un rez-de-chaussée servant de cuisine, d’un premier étage carré et d’un deuxième en mansardes ».

Dans une autre portion de terrain, il fit construire « un bâtiment élevé sur rez-de-chaussée de deux étages, avec grenier au-dessus, appentis au-devant à droite ». Au total, Legrand-Ducampjean avait acquis trois portions de terrain contiguës s’étendant autour des actuelles rue Simon-Dereure, Caulaincourt et de l’avenue Junot. Sa maison, confortable certes, ne devait cependant pas égaler le lux  de la maison de la Boule d’Or. En tout cas ; les contemporains n’ont pas été frappés par le même déploiement de richesse. Il semble que la « folie » de Legrand-Ducampjean se soit composée d’un grand bâtiment central flanqué de deux pavillons carrés. Les communs et vergers s’étendaient alors au-delà de l’actuelle rue Caulaincourt.
L’avocat vendit terrains et maison à la veille de la Révolution et les brouillards enveloppèrent à nouveau l’histoire de la demeure jusqu’à la Restauration.

On peut imaginer que les retours de fortune que subit la France durant ces périodes troublées firent passer ce qui n’était pas encore le « château » des Brouillards entre diverses mains. En 1818, le domaine fut divisé en deux parts vendues séparément. La maison et ses communs furent cédés à Nicolas Alexandre Acassat, moyennant six mille francs, le reste à un nommé Joseph Poupart.
C’est peu après cette époque que des historiens font vivre Gérard de Nerval au château des Brouillards. Idée fort romanesque que d’imaginer le doux poète taquinant la muse en ces lieux champêtres et romantiques ! De plus, dans Promenades et souvenirs, il évoquait des regrets de ne pas avoir acheté un terrain sur la Butte : «  Il y a dix ans, j’aurais pu l’acquérir au prix de trois mille francs. On en demande aujourd’hui trente mille (...) Ce qui me séduisait avant tout, dans ce petit espace abrité par les grands arbres du château des Brouillards, c’était le reste du vignoble lié au souvenir de saint Denis qui, au point de vue philosophique, était peut-être le second Bacchus (...) Il n’y faut plus penser, hélas ! Je ne serai jamais propriétaire. J’aurais fait faire dans cette vigne une construction si légère ! Une petite villa dans le goût de Pompéi avec un impluvium et une cella, quelque chose comme la maison du poète tragique... » Il est, certes, bien question dans ces quelques lignes du château des Brouillards, mais aucun des domiciles montmartrois du poète ne se situe en ces lieux ; sans doute s’y est-il promené souvent par distraction et lorsqu’il a séjourné dans la clinique du docteur Blanche, rue Norvins, mais il est sûr qu’il n’a jamais habité la maison de maître Legrand-Ducampjean.

En 1850, les communs du château furent rasés pour faire place peu après aux maisons du côté nord, petits pavillons de bois fort ordinaires, séparés les uns des autres par de simples haies. Les lieux furent alors envahis par une population marginale qui, profitant de leur état d’abandon, s’y installa sans autorisation. Peu à peu se forma ce que l’on a appelé le « Maquis », assemblage de constructions légères et provisoires, en bois et torchis, habitées par toutes sortes de truands et d’honnêtes gens, chassés du centre de Paris par l’urbanisme moderne et liés entre eux par la misère.
La zone située entre la rue Girardon et la rue Caulaincourt devint lieu de prédilection de vagabonds, de peintres misérables et même de faux-monnayeurs. Son aspect, avec le recul du temps, peut nous sembler éminemment pittoresque, mais cet état d’abandon n’était pas à l’honneur du progrès économique éloquemment prôné par la société de la Belle Epoque.
On raconte qu’ en 1878, un certain Kirschbaum, fabricant de lampes de son état, ouvrit au 15 de la rue Girardon, dans une ancienne vacherie, ayant peut-être appartenu autrefois au domaine de Legrand-Ducampjean, un bal que l’on appelait la « Feuillée-de-Montmartre ». Dans ce joli berceau de verdure, on pouvait, parait-il, rencontrer des petits rentiers, des peintres ou des artistes, mais aussi Victor Hugo, Gambetta ou Huysmans. Une telle clientèle apporta des jours de prospérité à l’établissement. Devenu quelques temps plus tard le « Petit Moulin Rouge », le bal commença à décliner et fut vendu en 1886. Ses cloisons couvertes de peintures, œuvres des habitués, furent alors adjugées cent francs. Que vaudraient-elle aujourd’hui ?

Renoir habita quelques temps une des petites maisons. Il y menait une vie toute familiale au milieu de ses enfants. Une partie de son œuvre est née au Maquis. Ses visiteurs et amis s’appelaient alors Pissaro et Monet. Le peintre quitta cette maison en 1895 pour s’installer rue de la Rochefoucauld ; peut-être connut-il Léon Bloy qui logea quelques temps son irascible misère dans une des maisons voisines avant de trouver un refuge plus « confortable » rue Cortot .

Vers 1890, le château des Brouillards était totalement à l’abandon. On tenta, paraît-il, sur son toit des expériences de télégraphe nocturne dont les résultats furent piteux. Le Maquis n’était plus qu’un terrain inculte, d’où pointaient quelques cabanes et des monceaux de détritus de sommiers pourris ou de poêles rouillés. Jean-Paul Crespelle en donne une image saisissante : « Des bicoques faites de matériaux légers –carreaux de plâtre, planches – s’étaient élevées de façon anarchique au long de la pente (...). D’autres cabanes, faites de caisses, de carton goudronné et de toile cirée n’étaient que des niches sordides. »
                                                                                                              Château des Brouillards 1834
Dans ce no man’s land, vivait une population hautement colorée, d’où émergeaient trois types sociaux : les artistes, les marginaux et les truands. Parmi les premiers, Steinlen et Poulbot ne purent jamais vraiment, une fois fortune faite, s’en éloigner : ils firent construire leurs maisons tout près du Maquis. Henri Laurens, Duchamp-Villon et Van Dongen y trouvèrent aussi l’hospitalité. Quelques années plus tard, un Italien, fraîchement débarqué à Paris, très beau dans son costume de velours, chercha à son tour refuge dans une des bicoques du « Maquis ». Amedeo Modigliani s’installa dans un chalet situé en bordure de la rue Caulaincourt. Le jeune peintre, nanti d’un solide bagage académique, s’y tint un peu en marge de l’avant-garde qi régnait au Bateau-Lavoir. Il ne fit pas partie de la « Bande à Picasso » dont les Demoiselles d’Avignon semblaient étrangères à la conception qu’il se faisait de l’art. Déjà passionné par la sculpture, déjà marginal, l’Italien du Maquis préféra la compagnie du Roumain Brancusi aux « extravagances » du cubisme naissant. Il exécutait surtout des dessins et des croquis d’après les jeunes et jolies conquêtes que son charme personnel rendait si faciles. Le séjour de Modigliani dans le Maquis ne dura que quelques mois et ne laissa pas présager la géniale tourmente soulevée par la personnalité extraordinaire du bel italien.
Par un accord tacite, la police n’envahissait que le plus rarement possible ce coin de Montmartre. Mais lorsqu’elle s’y risquait, son apparition entraînait de surprenantes découvertes. Jean Renoir se souvenait de deux charmants jeunes gens dont le chalet était entretenu avec un soin jaloux, décoré avec une coquetterie toute féminine, mettait une notre de propreté presque helvétique dans le sordide « Maquis ». Chacun croyait qu’il s’agissait d’un couple homosexuel et leur courtoisie leur valait le respect et l’amitié des voisins. Une de leur singularités était d’avoir disposé un peu partout dans leur jardin des sonnailles de vache qui, à la moindre visite, répandait un bruit joyeux. Ce que l’on prenait pour manie n’était que précaution. La police débarqua un jour et découvrit chez eux un atelier de fausse monnaie. Les deux jeunes gens prévenus grâce aux sonnailles de l’arrivée des sergents avaient pu s’enfuir prestement et nul ne les revit plus. Ils avait, paraît-il, réussi à écouler de cette façon discrète pour 500 000 francs de faux billets qui leur permirent sans doute de connaître par la suite des jours heureux dans cette Suisse qu’ils avaient si bien su évoquer dans leur maison montmartroise.

La destruction du Maquis commença en 1902 avec le percement de l’avenue Junot, longue courbe impersonnelle et sans but au bord de laquelle s’élèvent quelques hôtels, remarquables exemples de l’architecture vaguement « art déco ». Le château des Brouillards fut alors plusieurs fois menacé par la pioche. Fort heureusement, l’historien Victor Perrot, président du « Vieux Montmartre », ému par l’état de délabrement de la « folie » l’acheta en 1922 et consacra temps et argent à le remettre en état ou plutôt dans l’état que semblaient lui montrer les gravures anciennes. en effet, il ne restait guère à l’intérieur qu’un escalier du XVIIIe siècle. Il vint à bout de son œuvre en 1926, aprs avoir obtenu que le percement de la rue Simon –Dereure, qui devait abouti rue Girardon, soit arrêté à l’allée des Brouillards et que le château soit sauvé. Les difficultés financières obligèrent Victor Perrot à partager sa propriété. Il vendit la partie occidentale au général Piraud et garda pour son habitation la plus petite partie ouvrant sur la rue Girardon à Montmatre
Depuis, des travaux bien menés ont totalement redonné vie au château célébré par Roland Dorgelès. Les sages pelouses et le banal square voisin ont quelque peu aseptisé les lieux, leur ôtant de ce caractère poétique qui faisait rêver Gérard de Nerval.
Rendons cependant grâces aux propriétaires actuels du château des Brouillards, véritables protecteurs de ces vestiges du Montmartre de la folie et de la bohème, authentiques « conservateurs » d’une partie de l’histoire de la Butte

vendredi 14 décembre 2012

Mur des Je t'Aime à Montmartre

                         
Ce Mur est situé dans un square, place des Abbesses. Ce square a été créé sur l'emplacement de la première mairie de la Commune  de Montmartre.
Si vous ne savez pas comment lui dire "je t'aime", vous pouvez toujours lui offrir un voyage à Montmartre et l'emmener Place du Tertre devant le "mur des je t'aime". Il ne fait aucun doute qu'elle ou il comprendra le message. En revanche, je regrette de n'avoir trouvé aucune explication sur la création de ce mur: qui en a eu l'idée, qui a participé à sa construction, à toutes les inscriptions, qui a fait les recherches pour trouver les    "je t'aime" dans toutes les langues? 
J'attends le printemps (je suis du genre à hiberner jusqu'aux beaux jours) pour remonter "aux Abbesses" et tenter de trouver ces renseignements et reprendre des photo (j'ai depuis reçu un "grand angle" pour mon Canon) un jour de grand soleil soleil et pouvoir vous remettre d’autres photo auxquelles j’ajouterai le jardin dans  lequel se situe ce « mur » et peut-être aussi pendant que j’y serai des photo de la place des Abbesses avec maintenant un « point presse » nouvellement installé et qui défigure un peu la place. Oui, je sais comme tous les vieux Montmartrois, je n’aime pas qu’on change l’aspect des endroits que j’aime.  Même si depuis la fermeture du magasin de presse, c’était devenu indispensable pour les résidents, je le reconnais.
Vous pouvez prendre ces photo qui restent cependant, ma propriété