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mercredi 27 février 2013

U Prighjuneru poème d'un prisonnier corse


U Prighjuneru
                                                                      ( Le prisonnier) 3 Janvier 2013                                                                              
Le soleil s’est couché derrière la colline,
Mais je ne puis le voir de ma froide cellule.
Cependant je le sens et puis je le devine,
Car la nuit va venir et le grand duc hulule.
J’imagine la Corse et ses printemps si doux
Dans l’odeur du maquis, capiteuse et poivrée…
Je revois la montagne dans l’automne un peu roux
Et le berger sévère sur le roc appuyé.

Ecris- moi !! Je t’en prie !! Tes lettres se font rares !!
La dernière est de juin, nous sommes en hiver !!
J’ai froid et je suis seul en ce séjour barbare,
Et les murs salpêtrés sont privés de lumière.

Je respire un feuillet que tu m’as adressé,
Tes yeux se sont posés où se posent les miens.
Ta main pâle et nerveuse a des lignes tracées,
Sur la page fragile où se meurt ton parfum.
Je pense à toi si belle, à ta hanche arrondie,
A ton sein palpitant, à tes cheveux déliés,
Et je rêve à tes sucs au creux de notre lit.
J’ai peur d’avoir perdu le goût de tes baisers…

Comment vont les enfants ? Sampieru a-t-il grandi ?
Et Laetizia si belle, celle qui a mes yeux
Et puis Matté, l’ainé, chair de ma chair meurtrie
Qui jouait avec le chien, dedans le chemin creux.
Parle- moi de Babbone, et de ma mère aussi ;
Parle- moi de Constance aussi d’Eléonore,
Du moulin, des troupeaux et puis des brilluli
De ceux que tu faisais quand je vivais encore !!...

Voilà que je divague !! Il faut raison garder !!
Encore deux années et puis je sortirais.
Je veux voir la maison et puis recommencer,
Vivre !! Te rendre heureuse !! Tout cela tu le sais.

Las !! Ici je n’entends que des ordres aboyés,
Des portes bousculées, des rires et des cris,
Des  bruits  de lourds barreaux cognés avec excès.
Des remugles épais montent dans l’air moisi.

Ecris-moi !! Scrivimi !! Ne me laisse plus seul !!
Tes missives sacrées sont un peu de la Corse,
Et la nuit qui se ferme, telle un pâle linceul
Me prive de ta vie et de ta jeune force.


Je mouille de mes larmes le feuillet sans éclat,
Oh ! Ma douce princesse ! Ma femme tant aimée !
Oh ! Toi ma déchirure, non, ne me laisse pas !!
Viens apaiser le feu de mon âme troublée !!

Et dans une semaine ou dans deux jours peut-être,
Je verrais l’enveloppe sur la table de fer,
Les murs s’écrouleront et tout va disparaître !!
Ton amour me dira et la fleur et la mer.

Et je m’envolerais, libre tel un oiseau,
Vers la Corse qui flambe dans l’été revenu,
Du feu de ses lumières, de l’or de ses hameaux,
Ma prière au Seigneur montera vers les nues.

Oh ! Corsica si belle ! Fais que je te revoie !!
Oh ! Dieu que je vénère dans la nuit refermée,
Apporte-moi la paix et puis entends ma voix,
Et  fais qu’elle écrive pour ne pas succomber !!

A Strega

mardi 26 février 2013

Belle Lettre d’Amour d’une Femme à un Homme


Bonjour l’Amour,

Mes sentiments sont si forts, grands, intenses ; quelques fois si violents, qu’ils me font peur et, en même temps je les aime, je les aime tant car ils sont dirigés vers Vous.
Je ne peux les guider, les gérer, ils sont là, bien présents. Cette force est énorme, elle est démesurée, elle est Amour, je ne veux la détourner, si je le voulais, je ne le pourrais pas.
Cette force d’Amour, Vous me l’avez instaurée, Vous l’avez crée, elle s’est élevée en moi, elle a suivit son chemin, à ce jour elle ne me quitte pas et ne veut pas me quitter.
Tout mon être bouge, il frémit de l’intérieur, il tremble. Je devrais avoir peur, Oui, je n’ai encore jamais connu de sentiments aussi puissants
Vous avez réveillé en moi beaucoup de choses jusque là alors inconnues de moi, c’est grandiose et merveilleux
Vous m’avez appris  à ouvrir les yeux devant tant de bonheur, il y a tant de soleil que je n’ai plus peur du noir.
Mon amour est là, écoute, attend, comprend. Patient il a tant à dire, il a tant à offrir, tant à donner, rien que pour vous qui savez si bien recevoir.
La joie, le bonheur, la peine, ces choses sont en moi, j’ai un cœur plein de bonheur, dans mon regard, dans ma voix un tel cri d’amour qu’il me bouleverse, je ne peux l’ignorer
Vous avez semé tant des graines dans mon âme, non sans peine ; vous les avez cultivées et elles ont su y pousser, Amour, tendresse, affection, elles parcourent mon corps telles des rayons d’or, aimer simplement, aimer tendrement, aimer infiniment, savoir aimer et pouvoir vous aimer
Il n’y a personne, ni condition qui puisse empêcher l’amour que je vous porte.
Cet amour est beau, sa beauté vient du fait que cet amour est vrai ce qui en fait sa beauté et sa pureté
Ce trésor que vous avez découvert en moi, cette petite flamme est devenu volcan grâce à vous, vous avez su fouiller au plus profond de moi, vous m’avez construit, enrichit et vous m‘avez offert l’amour
Cet amour m‘a fait grandir et aussi savoir vous aimer, Vous avez du talent
Tout ce qui est moi est imprégné de Vous

mardi 22 janvier 2013

Vais-je oser


Vais-je oser me montrer et me poser telle que je suis,
Vais-je oser mes oui, mes non, mes errances et mes ombres?
Et si j'ose,
Pourrai- je assumer le risque d'être ce que je suis?
Pourrai- je assumer le potentiel d'être ce que je suis?
Si je me montre telle que je suis, si j'ose être ce que je suis,
j'ai peur de te perdre, j'ai peur que tu m'abandonnes,
J'ai peur de ne pas être à l'image que j'ai de moi,
J'ai peur de ne pas être à l'image que j'imagine avoir de moi.
Prendre le risque de te dire ces peurs, qui tuent mes désirs, qui rongent mes élans,
C'est prendre le risque de me déplaire, de te déplaire,
C'est prendre le risque de te perdre et, peut être, de me perdre.
Mais prendre le risque de te dire ces peurs,
C'est aussi mettre un pied hors de ma prison,
C'est mettre un peu de soleil dans mes ombres,
Un peu de chaleur dans mes froids.
C'est commencer à vivre vraiment, pour moi, par moi, en moi,
Sans chercher à t'asservir, sans me croire obligée de te servir,
Seulement ETRE face à toi, et avec ce que tu ES face à moi,
Nous pourrons alors faire ensemble: beaucoup, rien, peu, tout...assez...


lundi 21 janvier 2013

Poème : Te rencontrer sans te réduire


Ce poème, écrit par Jacques Salomé, est un véritable hymne à l'amour. L'amour sans prendre possession de l'autre, en respectant l'individu que l'on aime, sans se l'approprier. Qui d'autre que Jacques Salomé aurait pu écrit ces mots? J'ai une admiration sans borne pour Jacques Salomé qui sait si bien parler de l'amour et de la vie

Te rencontrer sans te réduire
Te désirer sans te posséder
T'aimer sans t'envahir
Te garder sans te dévorer
T'accompagner sans te guider
Te dire sans me trahir,
T'agrandir sans te perdre,
Et être ainsi moi-même au plus secret de toi
T'aimer sans te soumettre
T'apprivoiser sans t'enfermer
T’accueillir sans te retenir
Te demander sans t'obliger
Te donner sans me vider
T'être fidèle sans me tromper
Te sourire et m'attendrir
Te découvrir et m'étonner
M’émerveiller, m'abandonner à la fluidité de l'élan

Il aurait pu lui chuchoter
Te regarder sans retenue
Te rencontrer sans te réduire
Te désirer sans te posséder
Te dire sans me trahir
T’agrandir sans te perdre
M’abandonner sans réticence.

Elle aurait pu lui murmurer
T’enlacer sans t’étouffer
T’aimer sans t’envahir
Te garder sans te dévorer
T’accompagner sans te guider
Te bercer sans t’infantiliser
Me laisser porter par ta confiance.
Et être ainsi ensemble au plus secret l’un de l’autre.
S’ils avaient pu partager tout cela peut-être se seraient-ils rencontrés....

Jacques Salomé

Poème d'une Cougar à son Jeune Amant


Ce poème anonyme a été écrit par une femme amoureuse d'un homme plus jeune qu'elle, à la demande de celui-ci, est l'aveu d'un amour passionnel

Vous avez demandé un poème
Ma plume ne connaît que la prose
Vous dire en quelques lignes
Ce qui, en vous a pu me séduire
Séduire, du latin : tirer à l’écart
Attiser fortement, s’imposer
Faut-il en dire plus ? Cela s’impose !
Votre sourire énigmatique
A la fois attirant et agaçant
Votre regard qui sait être tendre
Qui sait être rieur
J’ai appris depuis à le redouter
Quand il devient de glace
Quand vous êtes chasseur
Vous redevenez animal, prédateur
Comme un félin, vous guettez
Patiemment votre proie, vous jouez
Vous riez, vous plaisantez
Et le gibier tombe dans le piège
Je suis une vieille routière
Cela n’est pas un secret
J’ai vu le piège
J’ai accepté le jeu
Avec votre façon presque timide de dire : je n’impose rien
Vous ne laissez pas le choix
Il ne reste qu’à se soumettre
Ou à se démettre
Votre jeu en apparence inoffensif
Votre désir, votre besoin
De faire vivre à une femme ses envies avouées ou cachées
Que cache-t-il en réalité ?
Peut-être est-ce cette question qui a contribué à ma reddition.
Il y a sûrement d’autres raisons pour que j’accepte cette liaison.
Peut-être aussi votre jeunesse a t-elle contribué à me soumettre
Elle m’aidera un jour peut-être à me démettre…

samedi 19 janvier 2013

Crucifié


Je criai aux hommes : « Je voudrais être crucifié ! »
Et ils répondirent : « Pourquoi votre sang serait-il sur nos têtes. »
Et je répondis : «  Comment seriez-vous donc exaltés sinon en crucifiant un fou ? »
Et ils prirent mes paroles en considération : et je fus crucifié. Et la crucifixion m’apaisa.
Et quand j’étais suspendu entre ciel et terre, ils levèrent la tête pour me regarder. Et ils furent exaltés, car jamais auparavant ils n’avaient levé la tête.
Mais, comme ils étaient là, debout à me regarder, l’un d’eux s’cria : « Que cherchez-vous donc à expier ? »
Et un autre me cria : « Pour quelle cause vous sacrifiez-vous ? »
Et un troisième dit : « Regardez comme il sourit ! Une telle douleur peut-elle être pardonnée ? »
Et je leur répondis à tous et dis : « Souvenez-vous seulement que j’ai souri. Je ne peux expier ni le sacrifice, ni le désir de la gloire ; et je n’ai rien à pardonner. J’avais soif ; et je vous ai supplié de me donner mon sang à boire. Y a-t-il, en effet, quelque chose qui puisse étancher la soif d’un fou, autre que son propre sang ? J’étais muet ; et je vous ai demandé de me faire  des blessures en guise de bouche. J’étais prisonnier de vos jours et de vos nuits ; aussi ai-je recherché une porte conduisant à des jours et à des nuits plus vastes.
Et maintenant je pars, comme d’autres crucifiés sont déjà partis. Et ne croyez pas que nous sommes lassés de crucifixion. Car nous sommes appelés à être crucifiés par des hommes bien plus puissants que vous, entre des terres plus grandes et des cieux plus grands.

vendredi 18 janvier 2013

Acrostiche sur la Corse



Ci-dessous un acrostiche sur la Corse écrit par Speranza

Corsica


Comme tu me parais généreuse et rebelle

Oh !! Mon île blottie en Méditerranée

Resplendis dans le soir, noble terre irréelle

Sois fière aujourd’hui, de ton noble passé

Incruste ta légende dans le livre du temps

Comble mon cœur de joie au retour du printemps

Abreuve de parfums mon esprit en tourment.

Speranza le 11 Janvier 2013

jeudi 17 janvier 2013

Poèmes Pour La Fête De Grand-Mères


Une grand-mère, c'est si important pour les petits-enfants, c'est synonyme de tendresse, de douceur, de pâtisseries, de confitures, alors si vous avez encore votre grand-mère, choyez-la, fêtez-la et dites-lui combien vous l'aimez
Ce poème pour te dire
Qui peut trouver une grand- mère vertueuse ?
Elle a bien plus de valeur que les perles.
Le cœur de ses petits enfants a confiance en elle.
Plusieurs grand-mères ont une conduite vertueuse ;
Mais toi, tu les surpasses toutes.



Souhaiter une bonne fête des grands-mères


Voilà quelques années déjà qu'on fête les grands-mères en France début mars mais tous les calendriers n'y font pas encore référence.
Et si certains y voient une fête commerciale supplémentaire, elles méritent, tout comme les papys d'ailleurs, qu'on leur fasse un petit clin d'œil.
Les grands-mères d'aujourd'hui ont bien changé
Un petit clin d'œil à nos chères grands-mères et l'occasion de leur souhaiter une bonne fête !



Poème pour grand-mère
 Je Poème est un forum de discussion où il vous est possible de publier et lire vos poèmes en ligne. Vous trouverez ici des poèmes d'amour, d'amitié et de plusieurs autres thèmes qui passionnent les utilisateurs du site. Les citations, proverbes, paroles de chanson et autres pensées



Ce poème Pour ma grand- mère
 Ma grand-Maman
Toi que j'aime tant
Accepte mon poème
Pour te dire que je t'aime



Poème à Mamie
Grand-mère, femme tant aimée
Merci de m’avoir autant donné
Merci d’avoir su être là toi aussi, pour me montrer
Toute la puissance, du mot aimé


mercredi 16 janvier 2013

Le Tops Des Poèmes Pour Grand-mère



Pour la plus jolie des grands-mères
Celle que je préfère
Aucune fleur ne peut t'égaler
Ta douceur et ta tendresse
Me bercent et me protègent

Je veux te dire
Du plus profond de mon cœur
Je t'aime mamie
Et j'ai beaucoup de chance de t'avoir

Merci pour tout ce que tu m'apportes
Tu es pour moi le plus beau des trésors
Et je t'adore.
Bonne fête à toi



Chère grand-mère

Comment trouver les mots pour te dire à quel point tu comptes dans ma vie
Ta gentillesse sait si bien se tracer un chemin jusqu'à mon cœur
Ton sourire m’accueille à chaque fois comme de grands bras
Merci d’être une femme si merveilleuse
Bonne fête a toi ma grand- mère



Bonjour ma douce Mamie,
C’est ta fête aujourd’hui.
Un papillon me l’a dit
En se posant sur ma tête,
Tout près de mon oreille,
Juste à mon réveil !
Il m’a dit de descendre au jardin
Cueillir des roses et du jasmin,
Peut-être aussi quelques bleuets
Et des bouquets de violettes parfumées !
Mais où vais-je trouver toutes ces fleurs ?
Le printemps n’est pas encore arrivé !
Mais si, me répond Papillon,
Cherche-les au fond de ton cœur,
Et avec tout ton Amour,
Fais en un gros bouquet !....
Voilà, ma douce Mamie,
Pour ta fête aujourd’hui…
Ces milliers de baisers !



Pour toi Mamie
Mamie je t'aime très fort
Tu es mon grand trésor
Quand tu me fais des bisous
Je suis content comme tout
Quand tu me fais des câlins
Je me sens très très bien
Ton sourire est si doux
Qu'il illumine tout
Et ton cœur est si grand
Que je me perds dedans
 Bonne Fête Mémé

dimanche 13 janvier 2013

La nuit et le fou - Khalil Gibran



« Je suis comme toi, ô Nuit, sombre et nu ; je chemine sur le sentier flamboyant, qui est au-delà de mes rêves diurnes ; et là où mon pied touche terre, un chêne géant surgit.
- Non, tu n’es pas comme moi, ô Fou ; car tu te retournes encore pour voir combien grandes sont les traces de tes pieds sur le sable.
- Je suis comme toi ô Nuit, silencieux et profond, et dans le cœur de ma solitude repose une déesse en couches ; et en celui qui naîtra le Ciel s’unit à l’Enfer.
- Non, tu n’es pas comme moi, ô Fou ; car tu frémis encore devant la souffrance ; et le chant de l’abîme t’effraie.
- Je suis comme toi ô Nuit, sauvage et terrible ; car mes oreilles sont assourdies par les cris des nations conquises et les soupirs pour des pays oubliés.
- Non, tu n’es pas comme moi, ô Fou ; car tu prends encore pour camarade ton moi-pygmée, alors qu’il t’est difficile d’être l’ami de ton moi-géant.
- Je suis comme toi, ô Nuit, cruel et redoutable ; car ma poitrine est illuminée par des bateaux brûlants dans la mer et mes lèvres sont trempées du sang de guerriers abattus.
-Non, tu n’es pas comme moi, ô Fou ; car tu es encore hanté par le désir d’une âme-sœur ; et tu n’es pas encore devenu ta propre loi.
- Je suis comme toi, ô Nuit, joyeux et heureux, car celui qui demeure sous mon toit est maintenant ivre de vin vierge ; et celle qui me poursuit, délecte à présent la joie de l’adultère.
- Non, tu n’es pas comme moi, ô Fou, car ton âme est enveloppée dans un voile à sept plis ; aussi n’es-tu pas encore à même de prendre ton cœur en main.
- Je suis comme toi, ô Nuit, patient et passionné ; car dans ma poitrine sont enterrés des milliers d’amoureux dans des linceuls de baisers flétris.
- Oui, Fou, es-tu comme moi ? Es-tu comme moi ? Peux-tu donc chevaucher sur la tempête come un coursier ou empoigner la foudre telle une épée ?
- Je suis comme toi, ô Nuit ; je suis comme toi, puissant et élevé ; car mon trône se dresse sur des tas de dieux déchus ; et devant moi passent les jours pour embrasser le bord de mes vêtements, mais sans jamais pouvoir contempler mon visage.
- Es-tu comme moi, enfant de mon cœur le plus sombre ? Peux-tu donc assumer mes pensées indomptables et parler mon langage illimité ?
- Oui, nous somme des frères jumeaux ô Nuit ; car tu révèles l’espace et moi je révèle mon âme. »

Comptine pour enfants : Quand vient le soir




Tous les enfants aiment les histoires de sorcière, « même pas peur » !!!  Hélas, je n’ai pas trouvé le nom de l’auteur pour la comptine qui suit. Si vous le connaissez, faites-le moi savoir s’il vous plait. Il est toujours dommage qu’une poésie reste sans auteur. Ma petite-fille l’avait apprise en s’amusant énormément, elle aimait beaucoup la réciter au moment d’aller au lit. Peut-être cela l’aidait-il à chasser sorcières et monstres qui hantent parfois la nuit, les chambres de petits enfants sage.




Quand vient le soir
Quand vient la nuit
Tout seul dans le noir
Je me sens si petit

Sur la gouttière
Une très vieille sorcière
Prend sa marmite
De potion magique
Pour me changer en crapaud
Si je ne fais pas dodo

Dodo ! C’est l’heure de dormir
Dodo ! Il est vraiment tard
Dodo ! Je les ai fait partir
Tous ces zozos bizarres

Crocodiles, essaie de revenir si tu l’oses,
De toute façon t’as pas intérêt, sinon j’te
Fais tomber toute tes dents, j’te réduis en
Purée de têtard !
Et toi là ! Vieille sorcière ! Grosse nouille !
Mange ta bave de grenouille, j’ai plus
Envie de te voir
Et, bonne nuit tout le monde... et fermez
La porte derrière vous !

samedi 12 janvier 2013

Défaite-Khalil Gibran



Défaite, ma défaite, ma solitude et mon isolement,
Tu es pour moi plus chère que mille triomphes
Et plus douce pour mon cœur que toute la gloire du monde.

Défaite, ma défaite, mon défi et ma connaissance de moi-même,
Grâce à toi je sais que je suis encore un jeune homme au pied d’argile,
Et qui ne se laisse attirer par des lauriers fanés.
Et en toi j’ai trouvé ma solitude
Et la joie d’être éloigné et dédaigné.

Défaite, ma défaite, mon épée brillante et mon bouclier,
Dans tes yeux j’ai lu
Que celui qui veut être compris se ravale
Et pour scruter le fond d’un être il nous faut atteindre sa plénitude
Et tel un fruit mûr tomber et être consommé.
Et nul à part toi, ne me parlera du battement d’ailes,
Et de l’agitation des mers
Et des montagnes qui brûlent dans la nuit.
Et toi, seule, grimperas les chemins escarpés et rocheux de mon âme.

Défaite, ma défaite, mon courage immortel,
Toi et moi rirons ensemble avec la tempête.
Et ensemble nous creuserons des tombes pour tout ce qui meurt en nous.
Et nous nous tiendrons face au soleil avec obstination
Et nous serons dangereux.

Khalil Gibran "Le Fou"

mercredi 2 janvier 2013

Le petit Chaperon Rouge de Maurice Bouchor

Maurice Bouchor, écrivain -poète, frère du peintre Joseph Bouchor, il est né vers le milieu du 19e siècle et est décédé en 1929. Il a tellement écrit, que je ne saurait ici vous donner des titres, vous les trouverez sur les sites  réservés à Maurice Bouchor. Quand je l'ai découvert, j'ai été très impressionnée. Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire un de ses écrits, mais j'espère bien que cela se fera, car cela semble vraiment intéressant

Ici,je vous livre seulement cette jolie petite poésie qui ravira les enfants à qui vous voudrez l'apprendre. Elle les amuse en général puisqu'ils connaissent tous  le célèbre conte du petit Chaperon Rouge. et ils voudront bien sûr prolonger la poésie, pour raconter la fin de l'histoire., et surtout, parler du loup! Vous verrez, vous passerez un moment très agréable avec votre enfant.


Le petit Chaperon Rouge

Fort gentille, elle est coiffée
D’un mignon coquelicot
On croirait voir une fée
Qui trottine en fins sabots
« Où vas-tu, petit chaperon rouge
Sans quenouille, ni fuseau ?
Où vas-tu, petit chaperon rouge
Gazouillant comme un oiseau ? »
 « Je m’en vais bien loin, seulette
Sous l’ombrage murmurant
Et je porte une galette
A ma bonne mère-grand »
Maurice Bouchor

L’hiver la neige d’après Anne-Marie Chapouton


J’ai choisi cette poésie d’Anne Marie Chapouton, car on a tendance à ignorer cet auteur  qui a écrit, je crois plus de deux cents ouvrages pour la jeunesse, aussi bien pour les tout-petits que pour les adolescent. Elle nous a quitté en 2000 et on ne peut que regretter que personne n’en ai parlé, il est vrai que ses livres n’interpellaient pas les adultes et n’étaient pas vendus –hélas- à des centaines de milliers d’exemplaires. Si vous possédez des livres d’Anne-Marie Chapouton, conservez-les précieusement : ils ne sont pas réédités et déjà, il y en a beaucoup qu’on ne trouve plus. En lisant la poésie ci-dessous, vous comprendrez pourquoi les tout –petits l’apprendront facilement. Il n’y a dedans que des mots qu’ils connaissent parfaitement. C’est l’idéal pour une initiation à la poésie.
Son livre, L’année du Mistouflon a, dès 1975, inauguré une véritable symbiose entre la littérature de jeunesse et l’apprentissage de la lecture en classe. Si vous possédez ce livre, ou si vous le trouvez dans un vide-grenier, ou chez un bouquiniste, ne passez pas à côté, si vous avez des enfants, ou des petits –enfants.


L’hiver la neige

Voilà
Les arbres
Avec
Du sucre
Sur le nez

La route
Toute
Poudrée

Le ciel
Enfariné

La neige
A tout
Changé


Anne-Marie Chapouton

Le Brouillard de Maurice Carême






Je serai tentée de dire : on ne présente plus Maurice Carême. Mais il faut bien que la nouvelle génération le découvre, car il semblerait qu’on n’apprenne plus ses jolies poésies dans les petites classes... Portant s’il est un spécialiste des poésies pour les enfants, c’est bien Maurice Carême. On pourrait au moins leur faire étudier ses poésies sur les mamans, pour que les petits enfants en récite ne le jour de la fête d s mères ou le jour de l’anniversaire de leur maman. Ces jolies poésies permettraient également aux petits d’enrichir leur vocabulaire, des mots simples, mais qu’ils n’ont pas forcément entendu dans leur quotidien. Surtout pour les enfants qui vivent dans les grandes villes.  Une bien jolie façon d’apprendre. Et je ne connais pas un seul enfant qui n’aime pas les poésies de Maurice Carême. Donc si une maîtresse de maternelle tombe sur mon site, c’est un message... pour ma dernière petite-fille : apprenez-lui les beaux poèmes de Maurice Carême... sinon, tant pis, je le ferai moi-même :


Le Brouillard



Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison

Plus de fleurs au jardin
Plus d’arbres dans l’allée
La serre du voisin
Semble s’être envolée

Et je ne sais vraiment
Où peut s’être posé
Le moineau que j’entends
Si tristement crier

Maurice Carême

dimanche 30 décembre 2012

Mes larmes Jolie Carte, amour triste



Il est des poèmes qui sont tristes, qui nous rendent tristes. pourtant, selon les circonstances de notre vie,nous recherchons à écouter des chansons tristes,à lire justement des poèmes tristes, qui vont nous faire pleurer davantage encore. peut-être cela nous permet-il d’exorciser un grand chagrin que nous avons en nous. pleurer en nous cachant des autres pour mieux ensuite, devant les autres arborer un grand sourire et pourquoi pas, le masque du bonheur. Mais il en est de la douleur comme de la joie de vivre, et un jour nous retrouverons notre vraie sourire et adieu le maque. Nous pourrons alors relire ces mots tristes mais si beaux avec une grande sérénité.

Mes larmes
Des larmes chaudes coulent sur mes joues
Et tout doucement je les repousse
En ce moment je me moque vraiment de tout
Je ne pense qu'à ta voix si douce
 
Ma main passe calmement sur mon visage
Juste mes sanglots font voir que je suis là
Au loin je te vois en face sur le rivage
Mais toi tu fais comme si je n'étais pas là
 
Je passe délicatement un mouchoir sur mes yeux
Qui dans très peu de temps vont se fermer
J'ai juste envie d'aller jusqu’aux cieux
Ne plus penser, ne plus souffrir, ne plus t’aimer

Amour Le temps de dire je t'aime


Amour nous le cherchons tous
Parfois, nous ne savons pas trouver les mots pour lui dire, lui exprimer tout ce que nous ressentons, pourtant,             votre amour est fort alors n'attendez pas demain.
Ce beau poème, est très vrai, n’hésitez pas a dire combien vous l'aimez,
Le temps de dire je t'aime
L'absence d'un être aimé est une injustice sans nom...
 Un vide qui fait perdre à la vie tout son sens.
Sans toi je reste avec mes souvenirs...
Des morceaux du passé comme un miroir
En éclats de verre mais à quoi ça sert la vie sans toi.
.. Tu me manques tellement mon amour...
Toi qui m'as tout appris et m'as tant donné...
 C'est dans tes yeux que je grandissais et me sentais fier.
 Mais la vie t'a enlevé à moi...
La vie m'a privé de toi... Pourquoi cette injustice?
On devrait toujours dire l'importance
Que les gens prennent dans notre cœur,
 Tant qu'il est encore temps,
 Tu ne m'as pas laissé le temps
De te dire combien je t'aimais... Combien je t'aime...

Un très beau poème  d'amour qui nous fait comprendre de ne jamais attendre pour déclarer son amour, cet amour est en vous alors partagez le, dites le, un jour peut-être il sera trop tard, vous ne pourrez plus le dire

Poème dédié aux femmes rondes


J'ai adoré ce poeme et je n'ai pas résisté à l'envie de vous le faire partager. J'ai été, dans ma jeunesse une "femme ronde" et je n'ai jamais oublié toutes les moqueries, tous les quolibets, les surnoms dont je fus affublée à ce moment-là. Il y a très longtemps maintenant que j'ai perdu mes rondeurs, entre régime intelligent et beaucoup de sport, mais je n'ai rien oublié et je reste solidaire de mes "soeurs de rondeurs"

Ode aux femmes rondes

Belle demoiselle un peu ronde
Tu n'as pas à te cacher
Ce sont les regards lâches qui sont immondes
Alors que tu es pleine de volupté
Troc des pleurs contre ce sourire si joli
Et met en valeur tes rondeurs
Aussi douces pour les sens que le paradis
Cueille de fruit de bonheur
D’être belle à l'âme et au corps,
C’est le poids de la société qui est lourd
Avec toutes ces conneries et plus encore
Ce qui brille en toi est le plus pur jour
Et c'est si rare chez quelqu’un
Dans un monde empreint de tant de laideur
Plus doux que le meilleur des vins,
J’en connais certains qui n'auraient pas d’aigreur
A te parcourir du soir au matin
Alors ne te fais pas de soucis pour demain
Et cueille la fleur au fusil
Car l'on a qu’une vie.

Poème ecrit par Jokopoulos

lundi 24 décembre 2012

Poème d’amour, Mon poète de l'amour


Un poème d'amour,

c'est un aveu, une déclaration, mais aussi un cri de souffrance
Mon poète de l'amour
Un matin d'été où tout est doux
De tes mains si douces tu me fais un câlin.
J’aime être dans tes bras de te sentir contre moi
Tes lèvres sur les miennes ont le parfum de l'amour.
De nos corps nous faisons plus qu'un.
Les matins câlins un réveil ou tout s'émerveille.
Doux câlins pour toi.....mon amour....
Et pourtant ce câlin n'est qu'un rêve
 Il m'a bannit, il m'a tué.
J’ai gardé un espoir de lire dans tes yeux que tu m'aimes.
Tu as joué avec moi, tu m'as poétisée des jours des nuits.
De partout dans toutes les ruelles, tu étais avec tes poèmes
Et puis tu es parti ......et tu m'as frappé de tes mots si doux.
 Ils sont l'épée de l'enfer.
Je t'aime mon poète de l'amour.

Amour j'ai tant rêvé de toi

Prends- moi dans tes bras
J’ai besoin ce soir de ne plus penser
De fermer les yeux de laisser aller
Mon cœur malheureux

Prends- moi dans tes bras ; Je veux me cacher
Prends- moi dans tes bras ; Je suis fatiguée
Je n'ai plus envie de vivre cette vie
Prends- moi dans tes bras le temps d'une nuit

Je te laisse mes désirs, mes rêves et mes souvenirs
Ce soir fais-moi oublier, ce n'est pas facile
De dire tous ces mots là je me sens si fragile
Soudain dans tes bras

Je te laisse mes royaumes
Mes angoisses et mes fantômes
Tu vois, je suis comme une môme
Qui n'a plus envie de jouer
Je suis à genoux dans le creux de tes mains

Prends- moi dans tes bras, viens me réchauffer
Je tremble et j'ai froid j'ai le corps brisé
Prends- moi dans tes bras je voudrais crier
Que je n'ai que toi

Prends- moi dans tes bras, parle-moi un peu
Dis n'importe quoi et ça ira mieux
Prends- moi dans tes bras.