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lundi 25 février 2013

Briser un miroir : sept ans de malheur !



L'une des croyances populaires les plus anciennes et les plus communes est aussi l'une des plus terribles : celui ou celle qui brise un miroir apporte sept ans de malheur sur son foyer ! Et j e me souviens d'une colère terrible de ma mère, alors que j'avais cassé un miroir, m'accusant d'être responsable des malheurs qui allaient survenir pendant les sept ans à venir.

Les origines de la superstition ?
- Dans l'Antiquité, l'image renvoyée par le miroir a été perçue comme un symbole : certains (les Romains, notamment) y voyaient le reflet des âmes, d'autres voyaient dans les miroirs des prisons pour les démons ou les âmes des morts. Dans tous les cas, briser un miroir apportait le malheur, soit en détruisant l'âme de son possesseur, soit en libérant les démons qui y étaient emprisonnés.

- Pourquoi 7 ans de malheur, et non pas 6 ou 8 ? Pour certains, c'est une référence à la Bible et aux 7 années de malheur qui ont frappé l'Egypte de Pharaon avant le soulèvement des esclaves juifs. Pour d'autres, l'origine serait plus récente et remonterait à la Renaissance : après avoir brisé un miroir ouvragé, Laurent de Médicis a dû attendre 7 ans pour qu'un artisan reproduise ce miroir...

Le savez-vous ?
- Pour briser le mauvais sort, il faut rassembler tous les morceaux du miroir brisé et les jeter dans une eau courante (ruisseau, rivière) afin que les malheurs soient emportés.

samedi 23 février 2013

La Marseillaise. Aux Armes Citoyens!


Aux armes, citoyens! On en parle souvent, légalement, les enfants devraient l'apprendre à l'école. Mais qui les connaît ces fameuses paroles? Pas même nos footballeurs!!  Allons, armez vous de courage et lisez-les, c'est vrai qu'elles sont quelque peu barbares, elles furent écrites à une époque où la sensibilité n'était pas la même que la notre aujourd'hui.

Refrain
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu’un sang impur...
Abreuve vos sillons !

Couplets
I
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L’étendard sanglant est levé ! (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
Egorger vos fils, vos compagnes
Refrain

II
Que veut cette horde d’esclaves,
De traitres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C’est nous qu’on ose méditer
De rentre à l’antique esclavage !
Refrain

III
Quoi ! Des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! Des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Dieu ! Nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Refrain


IV
Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L’opprobre de tous les partis !
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix (bis)
Tout est soldat pour vous combattre
S’ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produira de nouveaux
Contre vous tout prêt à se battre.
Refrain

V
Français, en guerriers magnanimes !
Portons ou retenons nos coups !
Epargnons ces tristes victimes
A regret, s’armant contre nous ! (bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
Refrain

VI
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs (bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
Refrain

Couplet des enfants

Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n’y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre
Refrain 

vendredi 22 février 2013

Jean Sévillia Historiquement Incorrect



J'ai acheté ce livre, (pour suivre les conseils du Figaro Magazine donnés dans l’article sous la photo)
 bien sûr et je suis en train de le lire, c'est un vrai régal, qui met à jour bien des "petits secrets" tout ce que l'on ne nous a pas appris sur les bancs de l'école, ou plus exactement, ce que l'on nous a caché, et qui fait basculé certaines "vérités" que l'on a voulu nous faire accroire! S'il y a un seul livre à acheter, c'est celui-ci que je vous conseillerais. Le mien, je l'ai commandé chez la très sympathique libraire de la place des Abbesses à Montmartre (je dis bien libraire, pas kiosque à journaux). Il m’a fallu patienter quelques jours, et depuis je le « déguste » à petites doses, un peu chaque jour. Mais sincèrement, c’est un achat que je ne regrette absolument pas !!! Et d’ailleurs, il va faire partie des cadeaux que je ferai à certains de mes amis tous amateurs d’Histoire.
Jean Sévilla « Historiquement INCORRECT »  chez Fayard  20,30€ 370 pages



En lisant cet excellent bouquin de Jean Sévillia, beaucoup de « légendes » vont en prendre un sérieux coup. Vous apprendrez ce que l’Occident médiéval doit ou non aux arabes, sur Galilée, sur l’Eglise et la science, sur le sentiment de culpabilité qu’entretien l’Europe vis-à-vis de l’aventure coloniale et bien d’autres choses encore ! Jean Sévillia bouscule les idées reçues, balaye les clichés et restaure la vérité historique, chiffres et témoignages à l’appui.
Source : le Figaro magazine -15 octobre 2011

jeudi 21 février 2013

Enigme Gilles de Rais


Ange ou démon, victime ou bourreau ?
Par François Ribadeau Dumas
Paru dans : Actualité de l’histoire mystérieuse

Gilles de Rais, en cette fin de Moyen Age, serait-il déjà un seigneur de la Renaissance ? Gilbert Prouteau
Voici le premier procès stalinien de l’Histoire ! Maurice Garçon.

La récente parution de nouveaux ouvrages sur Gilles de Rais renouvelle le problème de la vraie nature et des exploits du célèbre baron, compagnon de Jeanne d’Arc.
Trois thèses s’affrontent :
- La majorité des historiens vilipendent, souvent férocement, Gilles et le prétendent vrai monstre, le disent créature de Satan. Ceci depuis Michelet, Eliphas, Levi, Stanislas de Guaïta, Huysmans, Georges Bataille, Michel Tournier, Roland Villeneuve jusqu’à l’abbé Bossard, incroyable et Alain Decaux, impitoyable.
-Mais Gille de Rais a aussi ses défenseurs qui clament son innocence, et dénoncent son martyre injustifié , tels Maurice Garçon, Lucien Descaves, André Billy, l’Abbé Mugnier, Jean-Yves Goéau Brissonnière, Gilbert Prouteau, Gabriel Monod, Jean-Pierre Bayard et Salomon Reinach.
Enfin une troisième thèse assimile Gilles de Rais aux Cathares, à l’un de ces Parfaits qui vénéraient Lucifer, porte Lumière, l’Archange voulu par le Créateur, pur avant la Chute.

Une jeunesse ardente
Gilles, baron de Rais, naît en octobre 1404 dans une famille de saigneurs : il est parent des Montmorency Laval, neveu de Du Guesclin, allié au Plantagenet, qui ont donné plusieurs rois à l’Angleterre.
Son enfance se déroule au château de Chantocé où il reçoit une éducation très religieuse. Il affectionne la lecture, apprend le latin, goûte les Arts, et fait des Confessions de saint Augustin, son livre de chevet.
Après le décès de ses parents, c’est son grand-père, le baron de Craon, au service de Jean V de Bretagne, qui lui apprend le maniement des armes. Les chroniques disent Gilles beau, grand, élancé, ayant tous les dons, l’élégance, le charme et le courage.
A 16 ans, il est fiancé à une très riche héritière, la fille du vicomte Alain de Rohan, seigneur de Porthoêt et nièce du roi Jean V, duc de Bretagne. La dot comprend des domaines et des châteaux, tant en France qu’en Bretagne.
Aux côtés de son grand-père, il combat à Lamballe, Ludi – où il tue un capitaine anglais -, à Clisson, les Essarts – où il aide à la prise d’une place forte et s’en voit, à Nantes, félicité par jean V, puis par le Dauphin, le futur Charles VII. La Chevalerie lui rend les honneurs.
Le jeune gentilhomme est porteur d’un avenir prometteur. Nommé compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, il combat avec elle, entre à Orléans, Jargeau, gagne Beaugency... Lors du sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429, il porte la sainte Ampoule. Ce même jour le roi le nomme Maréchal de France.  Il a 24 ans et est déjà au faîte de sa gloire.
Hélas, jeanne d’Arc est blessée, puis capturée par les Anglais (la légende raconte qu’elle monte sur le bûcher le 30 mai 1431)
Désespéré, Gille de Rais décide d’abandonner les armes et de se retirer dans ses châteaux. Le 15 août 1534* ( ????? 104 ans après le « bûcher ???)  il est promu à Poitiers chanoine de Saint Hilaire. Le guerrier devient mystique, mais n’en va pas moins continuer à mener une vie brillante.
Désespéré, Gille de Rais décide d’abandonner les armes et de se retirer dans ses châteaux. Le 15 août 1434 (il est promu à Poitiers chanoine de Saint Hilaire. Le guerrier devient mystique, mais n’en va pas moins continuer à mener une vie brillante.

Le temps des fêtes
En son château de Machecoul, c’est la grande vie. Entouré de sa cour, de ses chevaliers, de ses prélats, parmi ses serviteurs et ses soldats, Gilles de Rais vit dans le faste. Ce ne sont que Luxe, fêtes et processions. Gilles et son épouse aiment le théâtre. Les Mystères sont à la mode, ils en font jouer plusieurs.
Au château, il héberge des petits comédiens, les Enfants Sans Souci, les Clercs de la Basoche. Tous les soirs, l’on joue et l’on chante. Gilles de Rais compose même un spectacle où il joue un rôle qui n’est pas  que de composition : Le Siège d’Orléans (Jean-Pierre Bayard, dans son remarquable ouvrage en donne des extraits)
Gilles a été nommé Lieutenant Général du duché de Bretagne et est partout reçu avec éclats. Il fonde à grands frais le Collège des Saints Innocents avec chanoines et enfants de chœur. Cette vie trop brillante va avoir trois conséquences fâcheuses :
- Ce jeune et trop glorieux baron provoque la jalousie, la malveillance et la perfidie
- Il dépense l’argent sans compter, vend à tour de bras ses fermes, ses châteaux, ce qui agace, puis excite la fureur du roi de France, comme du duc de Bretagne ; les querelles commencent : chacun veut profiter de sa prodigalité ;
-L’argent commençant à manquer, Gilles de Rais tente alors d’en faire par les procédés alchimiques. A lui le Grand Œuvre de la transmutation !

Magie et alchimie
Pratiqué depuis la plus haute antiquité égyptienne, l’art alchimique jouit, à cette époque d’une certaine considération : c’est presque une mode. Nicolas Flamel est admiré. Les manuels d’Albert le Grand, les Douze Clefs de la Philosophie, du frère  Basile Valentium, qui voit dans l’Alchimie l’évocation de la Sainte Trinité sont sans cesse consultés.
Aidé par l’abbé Eustache Blanchet, Gilles aménage, en 1435, des pièces de son château : cornues, alambics, réservoirs, flacons, four à charbon… Grimoires en main, les voilà qui chauffent jour et nuit pour la transmutation, pour faire de l’or. En vain.
L’abbé Blanchet conseille alors de faire venir d’Italie un chimiste fameux, le frère François Prelati, adjoint de l’évêque de Montifroglio à Florence. Il arrive en 1438. Prelati pratique la magie cérémonielle. On trace à terre, un cercle, on y grave, au poignard, les mots sacrés, à genoux, on invoque les esprits de l’au-delà, on brûle de l’encens, de la myrrhe et parfois on sacrifie une colombe, un pigeon, un coq…
Les tentatives, les recherches durent deux ans au cours desquels on allume des feux, on trace au sol d’étranges figures, on invoque le ciel jusqu’au plus profond des forêts. Le très religieux Prelati va-t-il jusqu’à passer de la Magie Blanche à la Magie Noire ? Bien des grimoires invoquent un Esprit inquiétant ; le Démon ? Une énigme subsiste. Mais pas pour l’Inquisition.
C’est alors que surgit l’affaire Le Ferron. Gilles à vendu à Guillaume Le Ferron, trésorier du duc de Bretagne, le château et le domaine seigneurial de Saint-Etienne, mais il n’est toujours pas payé. Furieux, Gilles de Rais décide de se faire justice. A la Pentecôte 144O, ayant appris que le frère du trésorier, Jean Le Ferron, assiste à la grand-messe de Saint-Etienne, il s’y précipite avec ses hommes d’armes, investit l’église, se saisit de Jean Le Ferron (qu’il transfère dans son fief de Tiffauges) et récupère son ancien château en l’envahissant.
Colère du duc de Bretagne, qui inflige à Gilles une forte amende et le fait arrêter le 15 septembre 1440. Non seulement le duc fait saisir tous les bien de Gilles de Rais, mais il confie le procès à son ami et obligé Jehan de Malestroit, évêque de Nantes, Président du tribunal ecclésiastique et adepte du célèbre et redoutable abbé Cauchon.
Un gigantesque et exceptionnel procès commence.

Une enquête forcenée et féroce

Ce fut, pour Me Maurice Garçon, le procès le plus hallucinant de l’Histoire. Ayant été l’assistant de l’abbé Cauchon, qui avait fait tout avouer à Jeanne d’Arc pour la brûler, Jehan de Malestroit déchaîne contre le baron tous les sbires de l’Inquisition. L’enquête forcenée et féroce.
On rassemble toutes les rumeurs, les haines, les méchancetés et les scandales vrais ou faux. Le réquisitoire est effroyable, le baron est accusé de : hérésie, schisme, apostasie, simonie, sacrilège, pédophilie, viols, assassinats. On ne peut mieux.
Jehan de Malestroit, l’inquisiteur Jean Blouyn, trois évêques et le curé de la paroisse viennent le communiquer à Gilles de Rais. Il explose. Violemment, il récuse son juge, proclament sa complète innocence, à l’exception de l’attaque de Ferron à l’Eglise.
Le 13 octobre 1440, Gilles de Rais est excommunié. Ses juges décident de lui communiquer les dépositions qui l’accablent. L’une des plus terribles est celle du frère François Prelati, le clerc tonsuré d’Arezzo : il affirme que Gilles à invoqué le Démon !
Venu de Florence et bien accueilli par le baron, explique le moine italien, il a reçu les confidences du baron sur ses échecs en Magie Blanche. Alors lui, Prelati, lui a proposé la Magie cérémonielle, puis la Magie démonique. Au château de Tiffauges, après de nombreuses suppliques et incantations, le Diable s’est fait entrevoir. C’est un beau jeune homme de vingt ans qui ne fait qu’apparaître. Gilles le rappelle après qu’il ait disparu : viens, accède à ma volonté. Je te donnerai tout ce que tu voudras, excepté mon âme et ma damnation !
Le Diable revient, vêtu d’une robe violette et d’un manteau de soie… La même scène se serait reproduite à Machecoul, à Bourges. Mais chaque fois, Satan n’apporte toujours pas l’or. Aussi le baron brandit-il lors d’une apparition, une relique de la Vraie Croix : Satan en disparaît à jamais.
L’inquisiteur, ensuite, le 17 octobre, montre à Gilles de Rais la déposition de son ami et complice, l’abbé Eustache Blanchet. L’abbé y confirme avoir entendu le baron crier Viens Satan, et confirme la rumeur persistante selon laquelle il attirait des enfants au château. Le diable en effet, exigeait plus ! Et il rossa même le baron qui s’en était plaint à son entourage. Oui, des petits garçons ! Et comme Gilles avait un certain penchant, il les violait après les avoir caressés et les tuait de son poignard, goûtant leur agonie tout en les offrant à Satan.
Un autre témoin confirme tout cela : le serviteur Poitou. Il précise qu’on a trouvé maints ossements au château qu’ils ont été brûlés, et que les cendres en ont été jetées au vent ; Poitou précise la débauche libidineuse du baron. Sa façon de brandir sa verge, de pénétrer les petits, de verser le sperme sur l’enfant.
Un autre serviteur familier, Henri Guiart, précise que le baron aimait à battre les petits et les faire pleurer, puis les pénétrer, même morts.
Pareilles déclarations terrorisent Gilles. Et l’évêque lui déclare qu’il ira en Enfer après sa mort, et qu’on va le soumettre à la question.
Epouvanté, Gilles de Rais s’effondre en pleurant. On lui promet que s’il avoue, il pourra être relevé de son excommunication.
Il accepte et demande qu’on l’enterre en terre chrétienne à l’église. Sa requête n’est pas repoussée. Il fait alors une confession totale.
Jean-Pierre Bayard a publié ladite confession : elle est épouvantable ; le baron reconnaît tous les crimes dont on l’accuse, tous ses méfaits, y compris les plus horribles. Il est condamné au bûcher, comme Jeanne d’Arc.

Après les feux du bûcher

Son châtiment est prévu à Nantes pour le 6 octobre 1440, Gille de Rais obtient de l’évêque, de l’inquisiteur et de ses assesseurs, les évêques :
-           Le rejet de l’excommunion et son retour en l’Eglise
-           De ne pas trop souffrir lors de son supplice. On l’étranglera dès les premières flammes
-           De nobles funérailles, avec grande affluence
-           Pourvoir reposer en l’église des Carmes, avec procession et bénédiction.
Apaisé, il meurt courageusement, montant sur le bûcher en invoquant saint Michel, saint Jacques et la Vierge Marie. Il proclame au peuple accouru son amour de Dieu, le remerciant de le recevoir.
A ses côtés, on pend et brûle Henri et Poitou, ses deux serviteurs. Puis sa dépouille est ensevelie aux Carmes, voisine du tombeau des ducs de Bretagne. Le clergé, à la foule amassée, célèbre sa Rédemption. Certains de ses ossements sont transformés en reliques aussitôt très recherchées.
En haut-lieu, c’est la satisfaction. L’abbé Blanchet, le dénonciateur, a été libéré avec d’autres complices. Prelati s’est enfui. Quant au duc de Bretagne, il a confisqué tous les biens de Gilles de Rais.
On a rapporté qu’après le supplice du baron, le roi de France, comprenant les agissements du duc de Bretagne, émit les plus vifs doutes sur la validité du procès. Il parla même de réhabiliter l’ancien maréchal de France.
Gilles de Rais entre dans la légende.
D’innombrables livres, de nombreux films, conférences, sermons… s’inspireront de cette monstrueuse affaire de sorcellerie.
Au XIXe siècle, un certain abbé Eugène Bossard « révélait » que le baron, c’était Barbe-bleue ! Un mythe pour effrayer les femmes trop belles et infidèles. Sur les conseils de l’abbé, il fallait aller en pèlerinage dans les châteaux du baron, à la recherche du spectre des belles égorgées…
Dans un article du Figaro Magazine, il a été écrit que vouloir réhabiliter Gilles de Rais, c’était  attaquer l’Eglise et un mythe ! Oublions alors les procès de Galilée, des Templiers, des Cathares, de Jeanne d’Arc… Déjà, en son temps, Voltaire, éternel sceptique, ricanait…
Retenons lavis de Me Maurice Garçon, professeur et avocat au Palais de Justice de Paris, qui écrivait : procédure préfabriquée, pièces falsifiées, témoins subornés. Pas d’avocat, pas de pièces à conviction, pas de témoignages directs… C’est l’église du Diable.
Le professeur Henri Laborit invite, lui, à réagir violemment à l’injustice du procès de Gilles de Rais. Pour Jean-Pierre Bayard, tous les clichés employés par le Tribunal de l’Inquisition se retrouvent dans ce procès… Nous en savons maintenant toute l’iniquité.
Faut-il croire aux accusations et faut-il croire en la Rédemption du « satanique » maréchal de France ?
Concluons avec Paul Valéry : ce qui a été cru par tous, toujours et partout, a toutes les chances d’être faux.
 Source Actualité de L’Histoire Mystérieuse

mercredi 20 février 2013

La Table d'Emeraude


Dès le XIIe siècle une version latine du texte de la Table d’Emeraude parut en occident, traduite de l’arabe. Voici ce document capital :
Paroles des arcanes d’Hermès.
Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable :
Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour l’accomplissement des merveilles de la chose unique.
Et de même que toutes choses se sont faites d’Un seul, par la méditation d’Un seul, ainsi toutes choses sont nées de cette même unique chose, par adaptation.
Le Soleil est son père, la Lune est sa mère ; le vent l’a porté dans son ventre ; la terre est sa nourrice.
Le père de tout, de Thélème du monde entier est ici.
Sa force est entière si elle est convertie en terre.
Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, doucement et avec grande industrie.
Il monte de la terre au ciel ; derechef il descend sur la terre et reçoit la force des choses supérieures et inférieures.
Tu auras par ce moyen la gloire du monde et toute obscurité s’enfuira de toi.
C’est la force forte de toute force qui vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide.
Ainsi le monde a été créé. De ceci sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen est ici.
C’est pourquoi j’ai appelé Hermès Trismégiste, possédant les trois parties de la philosophie de l’univers tout entier.
Ce que j’ai dit de l’opération du Soleil est complet. »

dimanche 17 février 2013

Marco Polo Et Ses Voyages De Pierre Racine


Il fallait une belle audace au jeune Marco Polo pour se lancer, au XIIIe siècle, à la découverte d’un monde inconnu. Une audace, au demeurant, largement partagée : l’Europe grouillait de chevaliers désireux de se rendre en Terre Sainte, d’aventuriers avides d’explorer des contrées inconnues ou, plus simplement, de marchands en quête de nouveaux débouchés.
A 15 ans, le jeune Vénitien Marco Polo a-t-il vraiment eu le choix ? il mettait ses pas dans ceux de son père, Niccolo Polo et de son oncle, Matteo, lesquels reprenaient le chemin de l’Asie, décidés à honorer le mandat que leur avait confié le grand Khan.
Cette fois, Marco était du voyage, les oreilles bourdonnantes des fabuleux récits rapportés par ce père qu’il connaissait si mal, étant né (en 1254) peu après son premier départ pour l’Asie. S’il s’agissait de découvrir un nouveau monde, d’accomplir une mission au nom de la papauté pour contenter le grand Khan, avide d’en savoir davantage sur le christianisme, il n’était pas question pour lui de voyager  en dilettante. Issu d’une famille de marchands, Marco Polo devait effectuer son apprentissage, découvrir sur le terrain ce métier où le savoir-faire et une belle assurance peuvent conduire à un réel enrichissement.
Etrange et fascinant personnage ! Pour lui, l’or, les épices et la soie seront au rendez-vous. Sous le voyageur Marco Polo, le commerçant habile allait bientôt apparaitre. Mais la formation du petit marchant irait au-delà du négoce.
Avant lui, d’autres Européens s’étaient rendus chez les Mongols, comme Jean du Plan Carpin pour l’Eglise, ou Guillaume de Rubrouck au nom des lys de France, sans même parler du premier voyage de son père et de son oncle. Mais, contrairement à eux tous, Marco sera, lui, au service du grand Khan pendant dix-sept ans, accomplissant en son nom diverses missions officielles qui le conduiront aussi bien en Chine qu’en Inde. Après son retour en Italie, en 1925, vêtu d’un étrange costume, parlant le « tartare », il dictera le récit de ses aventures et révolutionnera d’une certaine manière l’Europe et... le monde.
Sans Marco Polo, Christophe Colomb, qui a lu et annoté son livre « parmi d’autres », aurait-il abordé les rives de l’Amérique en croyant découvrir l’Inde ? On peut légitimement en douter.
Au service de l’empereur Kubilay
Dans l’ouvrage qu’il consacre au Vénitien et à ses voyages, biographie non linéaire de cette étrange vie, Pierre Raine, professeur émérite en histoire médiévale à l’université Marc-Bloch de Strasbourg, montre avec maints détails, la portée de l’odyssée chinoise de son personnage. Sous les yeux étonnés du lecteur se dresse un véritable panorama géopolitique, qui a probablement échappé à son héros mais qui n’en repose pas moins sur la réalité de son voyage et la relation qu’il en fit.
Paradoxalement, un véritable déplacement s’effectue. Plus que le voyage de trois ans et le séjour asiatique, le récit que Marco Polo en fit acquiert une dimension supérieure. Celui qui revient en Europe n’est plus un adolescent. C’est un homme fait, qui s’est formé au service de l’empereur Kubilay, dans un univers aux antipodes culturels et religieux de sa ville natale. C’est aussi un homme riche. Comme tous ceux de cette époque, son attachement à sa cité est resté vivace, malgré le temps et l’éloignement. Il arme donc une galère et participe –encore la géopolitique !- à la guerre contre Gênes, ennemie toujours aussi encombrante. Après l’Asie, c’est comme le deuxième tournant de sa vie. Alors qu’il est fait prisonnier, il aurait dicté en prison à Rustichello de Pise, Le Devisement du monde, qui portera bien d’autres titres comme Le Livre des merveilles ou Le Livre du million de merveilles du monde.
« Quel était le véritable but de l’auteur ? » s’interroge justement Pierre Racine. Proposer un simple récit de voyage ou un manuel de commerce ? Un guide touristique avant la lettre ou un plaidoyer prodomo destiné à vanter ses mérites ? C’est vrai que Marco Polo n’hésite pas sur l’hyperbole, il passe quasiment sous silence la présence de son père et de son oncle et se met avec complaisance en scène. Mais en même temps, Le Devisement  foisonne de renseignements chiffrés, de descriptions des itinéraires ou des richesses découvertes. D’ailleurs, les documents chinois confirmeront plus tard bien des indications apportées par lui, preuve qu’il n’était pas un affabulateur. La véritable portée de son livre apparaît ainsi, comme le remarque Pierre Racine : « A ce grand voyageur, habile à rassembler tout ce qui l’avait frappé, au cours des vingt-cinq années où il avait été absent de son domicile familial, l’humanité a dû des révélations appelées à bouleverser la vie du monde de son temps et des siècles postérieurs. »
On ne saurait être plus explicite sur l’importance de Polo et du Devisement, qui n’échapperont pas, d’ailleurs à la corporation des pasticheurs ou au monde du cinéma, du théâtre et même des ballets.
Mort à Venise, sa ville natale
Après que l’ouvrage eut rencontré un large succès, que pouvait devenir son auteur, dont les yeux scintillaient encore des richesses de la Chine lointaine ? Repartir ? Visiblement, il n’en a pas eu le courage et encore moins l’envie. Le grand Khan, il est vrai avait fait des difficultés à le laisser rentrer. Ecrire d’autres ouvrages ? Mais à partir de quelle matière ? Et de toute façon, il savait combien le succès du Devisement reposait sur le talent de conteur de Rustichello, le transcripteur de ses Mémoires. Plus sagement, polo prendra épouse, verra naître trois filles et occupera sa place parmi les personnalités de Venise, avant de mourir en 1324. Sans le savoir, à partir des notes de son voyage, il avait illustré le mode du reportage que beaucoup d’autres suivront plus tard. Marco Polo, notre grand ancien.
 Marco Polo et ses voyages, de Pierre Racine.
Perrin, 450p. 24€
 Source : Le Figaro Magazine février 2012

mercredi 30 janvier 2013

Le Concombre


Originaire de l’Himalaya, au pied duquel il poussait à l’était sauvage, le concombre est cultivé en Inde depuis plus de trois mille ans. Objet de nombreuses légendes, ce légume rafraîchissant se propagea très tôt vers la Chine puis vers le Moyen-Orient et la Grèce. Après son adoption par les Romains, il est probable que le concombre ne tarda pas à atteindre les Gaules. Mais il faut attendre l’époque de Charlemagne qui en ordonnait la culture sur ses domaines pour en trouver mention. Le concombre est présent toute l’année grâce aux cultures sous serres. Son état de fraîcheur se reconnaît à la vue et au toucher : bien ferme, il  doit présenter une peau verte, brillante et lisse.
Aussi bon cuit que cru
Gardé trop longtemps, il se dessèche d’abord du côté de la queue, l’extrémité se ratatine.
Pour le servir chaud en préservant son croquant, il faut toujours l’ébouillanter au préalable après l’avoir pelé et épépiné. Il est alors prêt à revenir dans du beurre ou de l’huile. Très riche en eau, il se comporte aussi très bien au four micro-ondes dans un plat couvert. Salez toujours en fin de cuisson et n’hésitez pas à le parfumer de fines herbes, la menthe et la coriandre étant ses meilleures alliées.
Cru, le concombre se prépare de mille façons.

samedi 26 janvier 2013

Qu'est-ce qu’un drone ?


On entend de plus en plus souvent parler de drone dans les médias mais derrière ce nom venu du futur qu’en est-il exactement ? D’autant que, d’après les même médias,  dans le conflit qui oppose l’armée malienne assistée de l’armée française à des groupes islamistes dans le nord du Mali l’armée française sera dotée d’avions pilotés à distance (les fameux  drones), prêtés par les Etats-Unis.
Un avion téléguidé
Un drone (« faux bourdon »en anglais) est donc un avion sans pilote, souvenez-vous de vos modèles réduits téléguidés, le principe est le même et cela qui évite de mettre en danger la vie d’un pilote. Le drone est contrôlé, via un signal radio ou satellite, par un militaire installé sur le théâtre des opérations ou depuis une base qui peut être à plusieurs milliers de kilomètres de la zone de conflit. L’armée américaine guide ses drones d’attaque en opération au Pakistan, ou en Afghanistan depuis Creech, au Nevada, ou Langley, en Virginie, où se trouve aussi le siège de la CIA.
Les avantages
Economique : un drone coûte environ 15 millions d’euros, contre 100 millions pour un avion, ce qui, en cas de perte est en effet d’un intérêt considérable
Endurant et mobile : l’autonomie peut atteindre quarante heures, ce qui évite d’interrompre une mission, par exemple par manque d’énergie.

Deux types de mission grâce à différents types de drones
Il existe différents drones qui peuvent répondre à deux missions principales : la surveillance ou l’attaque. Les Etats-Unis disposent aujourd’hui d’environ 7 000 drones – une véritable armée -, dont 250 de combat, la France en a 82 mais aucun d’attaque.
Les inconvénients:
Vulnérables aux tirs anti-aériens : un drone risque dix fois plus qu’un avion de combat d’être atteint par des roquettes sol-air car il vole à basse altitude
Piloté virtuellement : il est difficile pour l’opérateur d’appréhender la réalité du terrain.
Piratable : les signaux de guidage peuvent être interceptés

En juin 2012, des chercheurs texans ont relevé le défi lancé par l’armée américaine de pirater un drone militaire. Les scientifiques ont pris le contrôle de l’appareil en interférant avec ses commandes GPS, au moyen d’un signal pirate. Ils ont utilisé moins de 1 000 dollars de matériel.
Il existe différents types de drones qui peuvent mesurer de 1,40m à 14,5m de long.




jeudi 24 janvier 2013

Le top des salades vertes


Un repas sans salade, c'est comme une belle qui n'a qu'un oeil. Les salades vertes font partie inconditionnellement de tous nos repas, et nous avons le choix!
Le mesclun
La cuisine provençale ne se conçoit pas sans un lit de mesclun, ce mélange d’herbes parfumées qui surprend le palais des gens du nord.de la rouge trévise à l’amère roquette, du sauvage pissenlit à la douce frisée, le mesclun se goûte « avé l’accent » et, bien sûr de l’huile d’live
 La chicorée :
Ne vous y trompez pas, ces belles doivent plus à l’ingéniosité de l’homme qu’à Dame Nature. Ainsi la chicorée, parée de ses croûtons, de ses lardons,  et réchauffée d’une pointe d’ail, a perdu, au fil du temps, ses feuilles étroites, sa tige squelettique et ses fleurs bleues pour se présenter dans nos potagers et nos assiettes dans sa tenue actuelle
 La scarole
Moins craquante que la romaine, moins bouclée que la frisée, moins amère que la roquette, moins piquante que le cresson de fontaine, la scarole a une personnalité bien à elle.
La scarole, ou chicorée scarole est une salade à grandes feuilles frisées et croquantes couramment cultivée. Les feuilles intérieures sont plus pâles et beaucoup moins amères que les feuilles extérieures1. Sur le plan botanique, c'est une sous-espèce de la chicorée endive dont il existe de nombreuses variétés.
 La laitue :
Jadis utilisée pour désintoxiquer les opiomanes, on lui accordait des vertus hypnotiques et aujourd’hui encore, on chuchote qu’elle calmerait les ardeurs amoureuses et favoriserait le sommeil.
Les laitues ont été classées en 5 grandes catégories
Les laitues pommées : Elles forment des pommes rondes ou un peu aplaties au centre de la plante. Les feuilles sont assez arrondies, lisses, voir un peu cloquées pour certaines variétés. Elles peuvent être vertes ou rouges.
Les laitues batavias : Les feuilles sont cloquées avec de nombreuses nervures. Elles sont très croquantes en restant cependant tendres. Ces salades forment des pommes qui peuvent être allongées.
Les laitues romaines : Les feuilles sont épaisses et la pomme est allongée et volumineuse. C’est une laitue méridionale.
Les laitues à couper : Elles ne forment pas de pomme, les feuilles sont tendres, et on peut les récolter plusieurs fois si on laisse bien évidemment le collet.
 La laitue est un trésor de bienfaits, elle apporte à l'organisme une grande variété de minéraux et d’oligo-éléments. Le potassium représente un tiers de ces minéraux. Ce légume est également une source non négligeable de vitamines. Elle permet notamment, grâce aux vitamines, de limiter le vieillissement cellulaire et de diminuer les risques de maladies cardio-vasculaires. La laitue apporte également de nombreuses fibres, qui permettent de lutter contre les problèmes gastro-intestinaux

Top des Différentes Huiles



Hormis l’huile d’olive et l’huile d’arachide et l’huile de noix sur lesquelles nous avons déjà fait un article il y a toute une catégorie de différentes huiles.
Je vous en propose quelques –unes
Tout est bien sûr question de goût de chacun, il vaut mieux, acheter, la première fois une petite bouteille afin de savoir si le goût vous convient, à vous et aussi aux membres de votre famille, bien sûr

L’huile d’amandes grillées
On lui attribue des vertus reminéralisantes. De couleur ambrée, elle est recommandée pour les salades de Saint-Jacques et crevettes, la salade printanière, les salades d’avocat aux champignons, de laitue aux petits pois et fèves.

L’huile de sésame
On lui attribue des vertus digestives, reminéralisantes. L’huile de sésame est extraite par pression à froid. Sa couleur est jaune claire, car elle est fluide et légère, sa saveur est douce. Recommandée pour les sauces des salades à goût très prononcé comme le taboulé ou le caviar d’aubergines et dans la préparation de galettes

L’huile de pépins de raisins
On attribue au raisin des vertus digestives et reminéralisantes. L’huile de pépins de raisin favorise la perte de poids. Toujours raffinée, elle est obtenue par pression à froid ou par dissolution. C’est une huile fluide, inodore, de saveur douce et de couleur claire.

Les Vertus de l’Huile de Noix


La couleur de l'huile de noix est d’un jaune brun qui tire sur le vert. Sa saveur est douce et très agréable. Recommandée pour les sauces de salades vertes mélangées (trévise, chicorée, scarole, romaine et ognons doux). La mayonnaise citronnée aux noix hachées, la salade de crabes et n’oubliez pas, avec les carottes râpées, avec les endives en salade, c’est absolument délicieux !
Le noyer est originaire d’Asie d’om il a été importé. Il s’est adapté à toutes les régions et sous tous les climats.
Riche en acides gras poly-insaturés, l’huile de noix est hypocholestérolémiante et anti-athéromateuse. Aussi, est-il bon d’en faire une cure, de temps en temps, afin de prévenir toute affection cardio-vasculaire.
C’est une huile légèrement laxative, également purgative et très efficace contre le ténia
Associée à l’huile d’amande douce, elle aide à la dissolution des calculs rénaux.
Parmi ses propriétés, nous trouvons enfin, une action protectrice des cellules nerveuses et cérébrales ainsi que des propriétés antianémiques et antirachitiques.
L’huile de noix se révèle ainsi, comme un complément alimentaire de choix, dans le régime de l’enfant. À noter sa richesse en acide linoléique et en vitamine A.
Toujours la conserver à l'abri de la lumière et au frais.
Elle peut être utilisée pour combattre l’acné, l’anémie, les calculs rénaux, le cholestérol, la constipation, le diabète, l’énurésie, les troubles de la croissance, les troubles nerveux et cardio-vasculaires.
Il suffit donc d'en incorporer à vos sauces de salade ou autre pour profiter de ses bienfaits. En ce qui concerne les parasites intestinaux comme le ténia, ajouter 60 g d'huile de noix à une salade, le soir.

Le Meilleur de l'Huile d'Arachide


L'arachide, cet oléagineux tropical fut transplanté au XVIe siècle sur la côte de l’Afrique Occidentale dans la presqu’île du Cap Vert, par des navigateurs portugais.
Il se cultive depuis l’époque précolombienne et couvre, actuellement, plus de 19 millions d’hectares sur la Terre. Les Indiens l’appelaient Amendoin, les Européens, pistache de terre, et les consommateurs d’aujourd’hui, cacahuète.
Pour la friture
L’huile d’arachide africaine du Sénégal permet de réaliser les fritures avec un maximum de sécurité. Très stable à la chaleur, elle supporte parfaitement le chauffage prolongé nécessaire à la grande friture (ou friture « profonde »). L’huile d’arachide est traditionnellement considérée comme la plus adaptée des fritures, et des études récentes ont confirmé cette propriété. Cependant, il est toujours conseillé de ne pas dépasser une température de 180°C à 200°C, de ne jamais laisser fumer l’huile, de filtrer soigneusement le bain après friture, et de le renouveler entièrement après 10 ou 12 fritures.
Cuisson à la poêle ou en cocotte
Elle est tout à fait indiquée, pour les cuissons courantes à la poêle ou en cocotte. Pour ce type de cuisson, il est important de choisir une huile stable et peu vulnérable à l’oxydation : on s’est rendu compte, en effet, que plus la surface de contact de l’huile avec l’air est importante, alors que le volume d’huile utilisé est faible, plus le risque de dégradation de l’huile (sous l’action conjuguée de l’oxygène, de l’air et de la chaleur) est élevé.
Pour la réalisation de sautés ou de braisés, pour les cuissons rapides à la poêle, l’huile d’arachide apparaît particulièrement sûre, car elle risque moins d’être altérée lors du chauffage. Mais dans ce cas aussi, il est important d’éviter toute surchauffe excessive et il ne faut pas laisser l’huile fumer « à vide ».

mercredi 23 janvier 2013

L’ huile d’olive et ses vertus

La sagesse des peuples anciens chantait les bienfaits de l’huile d’olive dans ce qu’elle apportait de force et de santé à ceux qui les utilisaient. Elle chantait aussi la saveur qu’elle donnait aux aliments qui constituaient leur nourriture quotidienne
Nous ne pouvons que suivre une si ancienne tradition culinaire et utiliser l’huile d’olive comme ingrédient indispensable à la bonne cuisine française, si justement connue et réputée dans le monde entier. Comme les vins, les huiles d’olive ont leurs crus et les connaisseurs choisissent la marque, le pays, la région de provenance de leur huile, quand ce n’est pas « leur moulin ». Du vert chartreuse à l’or pâle selon la variété ou le moment de la récolte des olives
L’huile peut être douce ou fruitée, au gout puissant ou léger, on peut la trouve ronde et ardente, bref, comme pour un vin, on dira qu’elle a plus ou moins de personnalité, que son nez est fin ou boisé.
D’ailleurs, certains grands restaurants d’Espagne ou d’Italie présentent une carte des huiles d’olive comme on présente une carte des vins, des alcools ou des cafés.
Il existe une huile d’olive pour chaque palais, chaque mets, pour chaque circonstance
En ces temps où les choix des aliments se fait plaisir et non plus nécessité pour les Européens que nous sommes, chacun pourrait s’essayer à trouver son huile d’olive favorite et les plats qu’elle met le plus en valeur. On la trouve dans des glaces, des pâtisseriez ou des desserts au chocolat... réalisés par les plus grands chefs
L’huile d’olive aussi bénéfique cuite ou frite qu'à l’état cru
Pour les gastronomes éclairés « il n’est d’huile que d’huile d’olive ». Ce pur jus de fruits n’est pas un simple « auxiliaire de cuisine ». Elle accompagne merveilleusement tous les aliments, crus, cuits ou frits. Elle est douce, légère, onctueuse, parfumée.
Mais l’utilisation de l’huile d’olive appelle quelques conseils.
Si les qualités de l’huile d’olive sont particulièrement bénéfiques à l’état cru, cette huile se comporte également très bien avec les fritures. A de hautes températures, l’huile d’olive est beaucoup plus stable que les autres huiles végétales car elle contient un pourcentage élevé d’acides oléiques monoinsaturés. Elle contient également plus de substances antioxydantes que les autres huiles.
Son point de fusion se situe entre 5° et 7°C, ce qui explique sa bonne digestibilité et son indice d’iode lui assure une bonne résistance à l’oxydation. L’huile d’olive frite dans une friteuse à thermostat à une température constante de 180° peut être utilisée jusqu’à dix fois. Si vous n’avez pas de friteuse électrique à thermostat, mettez dans votre huile froide 3 grains de maïs crus et secs. Quand ils éclatent, votre bain est à bonne température. L’huile doit toujours être limpide ; il est donc nécessaire, après utilisation, de la passer dans un filtre en papier.

dimanche 20 janvier 2013

Comment se fabrique le chocolat


Vous aimez le chocolat ? Moi aussi…hélas ! D’ailleurs comment faire pour ne pas aimer le chocolat ? Si vous avez une recette, donnez-la-moi, s’il vous plait ! Car la consommation moyenne en France est de 7 kilo de chocolat par habitant et par an, ce qui n’est rien à côté de nos voisins Allemands, Britanniques ou Suisses qui eux, en consomment… 12 kilo. En Chine l’augmentation annuelle est actuellement de 30%, alors qu’au Japon elle n’est que de 25%. Quant à l’Inde elle augmente tranquillement de 20% et la Russie, la moins gourmande pour le moment son augmentation annuelle est de 15%. Quant à nous, les Français, nous sommes très raisonnables puisque depuis 5 ans notre consommation n’a pas augmentée (grâce à moi !! j’ai diminué ma ration de chocolat !!!). Mais il faut aussi savoir que la consommation à la seconde dans le monde est de 95 kilo. Est-ce que vous arrivez à imaginer ?

Mais savez-vous comment naît le chocolat ? Non ? Alors lisez ce qui suit.
Bien qu’originaire du Mexique (où ils ne savent pas faire du bon chocolat) 70% de la production de cacao provient d’Afrique, principalement de Côte d’Ivoire et du Ghana.
Mais savez-vous comment naît le chocolat ? Non ? Alors lisez ce qui suit.
 Le cacaoyer
Tout commence par une plante tropicale originaire du Mexique le cacaoyer ou cacao, cette plante mesure de 10 à 15 cm de haut. Il faut environ sept ans pour que le cacaoyer atteigne son plein rendement. Sur les 100 000 (cent mille) fleurs qu’il produit au maximum chaque année, 200 seulement donneront des cabosses.
La cabosse
C’est, vous l’aurez deviné, le fruit du cacaoyer. C’est une baie allongée oblongue de 15 à 20 cm de long, dont la couleur varie du jaune au rose rouge. En moyenne, un arbre donne 150 cabosses par an, soit près de 6 kilo de cacao.
Les fèves
Chaque cabosse contient de 25 à 75 graines, qui sont les fèves. Chaque fève mûre est entourée d’une pulpe appelée « mucilage ». Blanche, aqueuse et sucrée, elle conditionne la fermentation nécessaire à la production de cacao. C’est dans cette alchimie que se révèlent les arômes.
Le séchage
Etape essentielle dans la préparation des fèves. Il se fait à l’air libre ou dans des machines. Les fèves doivent être régulièrement retournées afin d’obtenir un séchage uniforme.
La torréfaction
Etape délicate. Les fèves sont torréfiées à 120°. Grillées trop longtemps, elles risquent de brûler. Torréfiées à trop basse température, amertume et acidité risquent de gâcher l’arôme. Elles sont ensuite concassées en fragments puis finement broyées. Et voilà notre poudre de cacao prête à l’emploi
Le mélange
Pour devenir du chocolat, le cacao est mélangé à du sucre et à du beurre de cacao. Disposée dans une conche, cette pâte est malaxée pendant plusieurs heures, ce qui lui donne toute sa finesse et son onctuosité.
Et voilà, maintenant il ne reste plus qu'à remettre cette pâte entre les main d'un maître-chocolatier, pour qu'il finisse par fondre dans nos bouches...